Le milliardaire Donald Trump est devenu mardi le candidat probable du parti républicain à la présidentielle de novembre après sa victoire dans l'Etat de l'Indiana et le retrait de la course du sénateur du Texas Ted Cruz, son dernier adversaire de poids.

«Nous allons gagner en novembre, nous allons gagner gros et ce sera l'Amérique d'abord», a-t-il lancé dans un discours, suite à sa victoire en Indiana. Le milliardaire a reçu le soutien du président du parti républicain Reince Priebus, qui a acté la future investiture de Donald Trump.

Dans un tweet, le président du parti a écrit que «@realDonaldTrump sera le candidat probable du @GOP (l'acronyme pour Grand Old Party), nous devons tous nous unir et nous concentrer sur la défaite de @HillaryClinton #NeverClinton».

Deux candidats encore en lice chez les Républicains

De son côté, le sénateur du Texas a tiré sa révérence. «Nous avons tout donné, mais les électeurs ont choisi une autre voie. Et c'est le coeur lourd, mais avec un optimisme sans limite pour l'avenir de notre pays, que nous suspendons notre campagne», a déclaré Ted Cruz lors d'un discours à Indianapolis, après sa défaite cinglante à la primaire de l'Indiana.

Il ne reste face à la machine Trump que John Kasich, le gouverneur de l'Ohio, considéré comme un modéré mais qui n'a réussi à amasser qu'une toute petite poignée de délégués là où le milliardaire est désormais quasi assuré de récolter les 1.237 délégués nécessaires pour être automatiquement désigné comme le candidat des républicains à l'élection présidentielle.

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Reste à savoir si Donald Trump peut remporter l'élection après une campagne au style brutal, et au ton incendiaire. C'est d'ailleurs ce qui inquiète une partie de l'aile plus modérée du parti républicain ainsi que son appareil, qui a tout tenté pour essayer de faire dérailler sa candidature, sans jamais y arriver.

Bernie Sanders remporte l'Indiana, mais ne rattrape pas son retard

Il s'opposera sans doute à Hillary Clinton, qui affiche une avance confortable dans le décompte des délégués démocrates, mais Bernie Sanders, un ovni socialiste dans le monde politique américain, a promis de rester en course jusqu'à la convention nationale de Philadelphie, en juillet.

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Ce dernier a remporté la primaire démocrate de l'Indiana. Toutefois, l'ancienne secrétaire d'Etat garde une très confortable avance dans la course à l'investiture du parti en juillet pour la présidentielle de novembre.

Hillary Clinton avait avant mardi 2.179 délégués contre 1.400 pour Bernie Sanders, alors que la majorité requise est de 2.383. Les 83 délégués démocrates de l'Indiana seront attribués à la proportionnelle et même s'il devance Hillary Clinton, il ne gagnera que quelques délégués de plus qu'elle. 

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