Retrouvez tous nos articles sur le procès géant des attentats du 13 novembre 2015 dans notre dossier: 13-Novembre: la terreur face à la justice.

L’impression que tout peut déraper. Le malaise perceptible qui s’installe dans l’immense salle d’audience, dans laquelle de nombreux journalistes, cantonnés aux salles de retransmissions, n’ont pas encore pu prendre place. Mercredi et jeudi, le procès géant des attentats parisiens du 13 novembre a oscillé entre deux extrêmes. D’un côté, toute la rigueur du droit, lorsque Jean-Louis Périès, le président de la Cour d’assises spéciale composée de cinq magistrats, a commencé la lecture des noms des 1800 parties civiles, représentées par plus de 300 avocats. De l’autre, le risque de voir cette machine judiciaire rutilante se faire torpiller par les principaux accusés, et surtout par le premier d’entre eux: Salah Abdeslam, 31 ans, unique survivant des commandos de tueurs qui ont déferlé sur Paris durant cette nuit fatale, laissant derrière eux 130 morts et 413 blessés…