Leur histoire semble presque irréelle. Comment oser se faire passer pour une victime d’un attentat, alors que le pays est endeuillé par la mort de 131 personnes, tuées par les commandos de l’Etat islamique dans la nuit du 13 novembre 2015? Lorsque le procès des 20 complices des terroristes – dont l’unique survivant de la terrifiante équipée, Salah Abdeslam –, s’ouvrira à Paris le 8 septembre dans la salle spécialement aménagée du palais de justice, certains rappels seront encore plus difficiles à accepter que d’autres pour les 1750 parties civiles, représentées par plus de 300 avocats. En particulier les faux témoignages, comme celui de Jean-Luc B., qui occupa un temps le devant de la scène, témoignant comme s’il en avait été victime du massacre commis au Bataclan. Pendant plus de deux ans, ce dernier est en effet parvenu à duper ses proches et des associations, jusqu’à sa condamnation à trois ans et demi de prison, en mars 2019, pour escroquerie aggravée et détention de faux documents.