Ils sont, dans l’ombre des assassins de janvier 2015 tués par les forces de l’ordre, ceux qui manqueront le plus lors du procès des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Hayat Boumedienne, Mohamed Belhoucine et Mehdi Belhoucine figurent parmi les accusés mais ils seront jugés par contumace, car aujourd’hui portés disparus. Peter Cherif, vétéran du djihad arrêté à Djibouti le 21 décembre 2018 puis extradé vers la France où il est incarcéré depuis lors, fait, lui, l’objet de poursuites judiciaires séparées pour «association de malfaiteurs terroristes criminelle».

Tous ont en commun d’avoir fréquenté de près le duo Chérif-Saïd Kouachi et Amedy Coulibaly. La reconstitution de leur itinéraire et de leurs liens sera au cœur des débats au Palais de justice de Paris où, hormis Ali Riza Polat qui encourt la perpétuité pour avoir recherché, stocké et fourni des armes au Franco-Malien Coulibaly, les dix autres accusés – âgés de 31 à 68 ans – sont pour l’essentiel d’ex-délinquants ayant apporté un vague soutien logistique aux terroristes. Ils encourent au maximum 10 ans d’emprisonnement. Ce qui pourrait leur valoir une libération prochaine compte tenu des années de détention qu’ils ont déjà effectuées.