Le procès de l’ex-président égyptien Hosni Moubarak, qui a repris mercredi au Caire, a été ajourné à lundi. Le président de la cour a entendu les déclarations des avocats de l’ex-raïs et de ses opposants. M. Moubarak, qu’on dit souffrant, est arrivé au tribunal à bord d’une ambulance.

Le président de la cour, Ahmed Refaat, a entendu les avocats de l’ancien président, qui plaident non coupable, et les défenseurs de ses adversaires, qui eux l’accusent du meurtre de manifestants lors de la révolte du début de l’année en Egypte.

L’audience, surtout formelle, a ensuite été ajournée à lundi.

Quelque 5000 policiers ont été déployés autour du tribunal, lequel a été installé dans une école de police de la périphérie du Caire, en coordination avec l’armée.

Un groupe de manifestants, dont des membres des familles des victimes de la répression, sont venus lancer des slogans contre l’ancien raïs et le pouvoir militaire qui lui a succédé.

«Ce procès est une farce, c’est toujours la même bande qui est au pouvoir», ont-ils scandé, en assurant vouloir appeler à une mobilisation de masse le 25 janvier prochain, pour le premier anniversaire du début de la révolte contre le régime Moubarak.

Des partisans de l’ex-homme fort égyptien étaient aussi présents, avec des slogans comme «insulter Moubarak, c’est insulter les honnêtes gens».