Le Temps suit en détail ce moment historique qu'est le second procès en destitution d'un président américain.

Un «monstrueux mensonge». Une «vengeance politique». Une «tentative honteuse de vouloir censurer le président Trump et les 75 millions d'Américains qui ont voté pour lui». Après deux jours d'audiences pendant lesquelles l'accusation a décrit Donald Trump comme «l'incitateur en chef d'une dangereuse insurrection» qui a commis «la pire violation de serment présidentiel de l'histoire des Etats-Unis», la défense a dégainé ses arguments vendredi. Et c'est Michael van der Veen qui a ouvert les feux.

Pour les avocats de Donald Trump, le procès en destitution est non seulement «anticonstitutionnel» – leur client étant redevenu un simple citoyen – mais ils réfutent tout lien entre lui et la «tragique» attaque du Capitole du 6 janvier. Au final, l'ancien président pourrait être blanchi de l'accusation d'«incitation à l'insurrection» et ne pas être déclaré inéligible. Sauf si dix-sept sénateurs républicains décident de le reconnaître coupable, en votant avec les démocrates. Vendredi, le président Joe Biden s'est une nouvelle fois exprimé, en se disant «impatient» de voir comment les républicains vont se comporter.