Diplomatie

Progrès entre la Russie et les Etats-Unis sur le règlement politique en Syrie

Lors de leur rencontre mardi, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, et le président russe, Vladimir Poutine, ont assuré qu’ils allaient travailler ensemble sur les points de blocage

Les Etats-Unis et la Russie, alliée du président syrien Bachar el-Assad, se sont mis d’accord pour «débloquer» le règlement du conflit en Syrie, a indiqué mardi le chef de la diplomatie américaine. Ce dernier s’est entretenu avec le président russe Vladimir Poutine.

«Je pense que nous pouvons commencer maintenant à travailler ensemble sur la manière de le débloquer», a précisé le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo avant de reprendre l’avion, assurant avoir eu avec Vladimir Poutine une «conversation très productive sur les voies à emprunter en Syrie […] pour faire avancer le règlement politique».

«Ce n’est pas fait. Je ne suis pas sûr que l’on ait toutes les capacités pour l’instant, mais je pense que nous avons une idée commune des points de blocage et je pense que nous pouvons travailler pour les surmonter», a-t-il ajouté.

Les violences se poursuivent

Mike Pompeo a indiqué que les deux puissances voulaient «au moins prendre les premières mesures pour former un comité» constitutionnel. Ce comité est prévu par la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui appelle à un cessez-le-feu et à une transition politique. Sa création a achoppé sur la nomination d’une partie des membres du comité.

Lancé début 2017 sur initiative de Moscou avec l’Iran et la Turquie, le processus d’Astana a progressivement éclipsé les négociations sous l’égide de l’ONU entre le régime de Bachar el-Assad et l’opposition. S’il a abouti à une baisse des tensions sur le terrain, il n’a cependant pas permis d’arriver à une solution politique.

Lire aussi: Le chef de l’ex-branche d’Al-Qaida en Syrie appelle à défendre Idlib

Si les violences ont baissé en intensité sur le terrain, elles n’ont cependant pas cessé. Au moins quinze civils ont péri mardi dans le nord-ouest de la Syrie dans des bombardements aériens du régime ou des tirs d’artillerie des djihadistes, a annoncé une ONG, qui fait état notamment de six morts à Alep.


Washington et Moscou partagent «les mêmes objectifs» sur la Corée du Nord

Le chef de la diplomatie américaine a également assuré mardi que Washington et Moscou avaient «les mêmes objectifs» sur le dossier nucléaire nord-coréen. Il espère que les deux puissances puissent «travailler ensemble» sur le sujet.

Le président russe, Vladimir Poutine, «comprend que les Etats-Unis vont être en pointe» de ce processus, a affirmé Mike Pompeo à la presse avant de quitter Sotchi, dans le sud de la Russie.

Lire aussi: La Russie revient dans le jeu nord-coréen

A la fin avril, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a été longuement reçu par Vladimir Poutine à Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe. Le sommet, qui a permis à Pyongyang de renouer au plus haut niveau avec son allié de la guerre froide, a été «amical», s’était félicitée l’agence nord-coréenne KCNA. Le compte rendu de cette rencontre par la Corée du Nord contraste singulièrement avec celui du sommet de Hanoï avec le président américain, Donald Trump, en février, qui s’est soldé sur un constat d’échec.

Publicité