Les adieux à la reine

  • Le cercueil de la reine Elisabeth sera exposé à Londres pour un dernier hommage du public
  • Ses funérailles nationales sont prévues le 19 septembre prochain à l’abbaye de Westminster, à Londres
  • Le cercueil est arrivé à Westminster Hall vers 16 heures. Il sera gardé nuit et jour par des soldats d’unités de la maison royale.
  • Le Hall sera ouvert au public dès 18 heures, 24 heures sur 24 – jusqu’au 19 septembre.
  • Vendredi, le roi et la reine consort se rendront au Pays de Galles, pour une nouvelle séance de condoléances des autorités locales.
  • Dimanche, à 21 heures, les Britanniques seront invités à respecter une minute de silence en mémoire de la reine.

■ Selon la cheffe de la diplomatie française, la monarchie britannique fonctionne malgré son «étrangeté»

La monarchie est une «étrangeté» mais elle fonctionne efficacement en Grande-Bretagne, a déclaré mercredi la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, en visite officielle en Inde, au moment où le cercueil de la reine Elizabeth II était transporté au Parlement britannique avant ses funérailles. La ministre a passé près de trois ans comme ambassadrice de France à Londres avant d’être nommée ministre des Affaires étrangères, en mai dernier.

«C’est une étrangeté», mais en Grande-Bretagne, «il y a quelque chose qui va au-delà du gouvernement, des institutions, du Parlement», a ajouté Catherine Colonna. «Dans le cas du Royaume-Uni, qui n’est pas la France, le souverain incarne en partie la nation ou l’unité nationale.»

«Que l’on soit monarchiste ou non, cela dépasse la question de la monarchie. Il y a une question d’incarnation. Certains le font bien, d’autres le font moins bien, la reine l’a fait de manière remarquable», a-t-elle poursuivi, reconnaissant que la reine était très «populaire» auprès de nombreux Français.


■ Le dernier hommage du public avant les funérailles

Baisers, larmes, signes de tête: le public a commencé à défiler devant le cercueil d’Elizabeth II à Londres, où sont attendues des centaines de milliers de personnes avant ses funérailles lundi.

A l’issue d’une procession chargée d’émotion depuis le palais de Buckingham, demeure où elle a passé une partie de son enfance puis qui fut sa résidence officielle durant ses 70 ans de règne, le cercueil de la reine, qui s’est éteinte jeudi dernier à 96 ans, est arrivé à Westminster Hall en début d’après-midi.

Disposé sur un imposant catafalque, il y demeurera dans la plus ancienne salle du Parlement britannique, qui restera ouverte sans interruption jusqu’à 06h30 lundi, jour des funérailles à l’abbaye de Westminster.

Défilant des deux côtés du cercueil, le public a adressé des baisers à la reine et incliné la tête en signe de respect, parfois les yeux rougis par les larmes.


■ Unie dans le deuil, la famille royale accompagne Elizabeth II jusqu’à Wesminster

Charles III et ses frères et sœur marchent en tête. Suivent, malgré leur brouille, les princes William et Harry. Unie dans le deuil, la famille royale accompagne Elizabeth II à travers le cœur de Londres, devant des milliers de personnes souvent émues aux larmes.

A l’image d’une période d’hommages réglée au millimètre et chargée de symboles et traditions historiques, le cortège démarre à exactement 14h22 (13h22 GMT) du palais de Buckingham et la défunte souveraine quitte pour la dernière fois l’édifice où elle a grandi puis qui est devenu sa résidence officielle de monarque pendant plus de 70 ans.

Au rythme précis de 75 pas par minute, typique des funérailles, le cortège s’élance sur le Mall, la grande avenue de près d’un kilomètre où, il y a un peu plus de trois mois une foule joyeuse célébrait le jubilé de platine de la reine, pour ses 70 ans de règne.

Silence et recueillement accompagnent cette fois le cercueil de la monarque adorée des Britanniques. Derrière lui, le roi Charles III, la princesse Anne et les princes Andrew et Edward, suivis de trois de ses petits-enfants, dont les princes William et Harry, pour la deuxième fois publiquement côte-à-côte depuis le décès de la reine, jeudi dernier.

L’image rappelle, 25 ans plus tôt, le jour où les deux garçons, bien plus jeunes, avaient marché avec leur père derrière le cercueil de leur mère Diana, bouleversant le monde entier.


■ Le cercueil d’Elisabeth II quitte le palais de Buckingham


■ Des licenciements dans l’ancienne résidence de Charles III

Des licenciements sont «inévitables» à Clarence House, l’ancienne résidence officielle de Charles III à Londres, confirme un porte-parole, une décision à la rapidité vivement critiquée par un syndicat. Selon le quotidien The Guardian, des dizaines de membres du personnel de Clarence House ont déjà reçu leur lettre de licenciement. Une centaine de personnes travailleraient à Clarence House, certaines depuis des dizaines d’années. Les services du roi et de la reine consort vont être transférés au palais de Buckingham après l’accession au trône de Charles III, devenu roi jeudi dernier après la mort de sa mère Elisabeth II.

«A la suite de l’accession au trône de la semaine dernière, les opérations de la maison de l’ancien prince de Galles et de l’ancienne duchesse de Cornouailles ont cessé et, comme l’exige la loi, un processus de consultation a commencé, déclare Clarence House. Notre personnel a rendu de longs et loyaux services et, bien que certains licenciements soient inévitables, nous travaillons d’urgence pour identifier des rôles alternatifs pour le plus grand nombre possible d’employés.»

«La décision de Clarence House d’annoncer des licenciements en période de deuil est tout simplement sans coeur, a réagi dans un communiqué le secrétaire général du syndicat PCS. Si des changements étaient à prévoir au moment où les rôles évoluent au sein de la famille royale, l’ampleur et la rapidité avec laquelle ils ont été annoncés sont impitoyables à l’extrême.»


■ Center Parcs ferme lundi et provoque l’ire de ses clients

Les centres de vacances Center Parcs au Royaume-Uni ont déclenché une bronca en déclarant qu’ils fermeraient une journée, pour l’enterrement de la reine Elisabeth II, lundi 19 septmbre. Le groupe de tourisme a déclaré dans un communiqué que «tous les villages au Royaume-Uni vont fermer […] par respect pour les funérailles de la reine Elisabeth II et pour permettre au plus grand nombre de nos employés de participer à ce moment historique.»

Center Parcs a déclenché l’ire de ses clients en leur disant qu’ils devraient avoir quitté leur village de vacances à 10 heures lundi et ne revenir, en cas de séjour long, que le lendemain, les forçant ainsi à trouver un autre hébergement à la dernière minute. Il était également demandé aux voyageurs qui devaient débuter leur séjour lundi de prendre leurs dispositions pour n’arriver que le mardi.

Face à un déluge de plaintes, le groupe a finalement amendé sa décision pour autoriser une minorité de clients qui seront au milieu de leur séjour à rester dans leur bungalow et dans le parc, même si tous les services seront fermés.


■ Un trafic aérien limité à Londres pour permettre le recueillement

Le trafic aérien au-dessus de Londres sera limité cet après-midi pour assurer le silence dans le centre de la capitale britannique lors d’une procession accompagnant le cercueil de la défunte reine Elisabeth II. D’autres perturbations du trafic sont annoncées pour les funérailles, lundi.

Ces limitations au survol de Londres toucheront certains vols entre 13h50 et 15h40 précise Heathrow, le principal aéroport londonien. La mesure, qui empêchera temporairement le survol du centre de Londres, causera des retards, les compagnies ne pourront pas décoller pendant ce créneau, d’autres devront modifier leur trajectoire pour atterrir, ou reporter leur arrivée. «Les passagers seront informés directement par leurs compagnies aériennes de tout changement de vol», ajoute-t-il.


L’empereur du Japon ira aux funérailles d’Elisabeth II

L’empereur Naruhito du Japon et son épouse Masako assisteront aux funérailles de la reine Elisabeth II, annonce le gouvernement japonais. Ils effectueront ainsi leur premier voyage à l’étranger depuis leur accession au trône du Chrysanthème en 2019. Leur présence, évoquée depuis samedi par les médias japonais, a été officiellement confirmée par le porte-parole du gouvernement, Hirokazu Matsuno.

La reine Elisabeth II a connu trois générations de membres de la famille impériale japonaise et avait invité l’empereur Naruhito et son épouse à visiter le Royaume-Uni, mais le voyage avait été annulé en raison de la pandémie, rappelle Hirokazu Matsuno.

L’empereur a fréquenté l’Université d’Oxford dans les années 1980 et l’impératrice Masako y a également étudié en tant que jeune diplomate à la même époque. Pendant ses études, il a rencontré la reine et des membres de la famille royale, notamment lors d’une visite au château de Balmoral, en Ecosse. Le père de Naruhito, Akihito, avait assisté au couronnement de la reine en 1953 en tant que prince héritier, fils aîné de l’empereur de l’époque, Hirohito.


■ Les ultimes adieux de la population britannique

Les Britanniques sont attendus par centaines de milliers dès ce mercredi, à Londres, pour saluer une dernière fois Elisabeth II. Leur monarque adorée est de retour dans la capitale près d’une semaine après son décès en Ecosse. Après une nuit au palais de Buckingham, la dépouille va rejoindre Westminster Hall, la plus vieille chambre du Parlement britannique, au terme d’une procession solennelle dans le centre de Londres. Pendant près de cinq jours, de mercredi, 18 heures jusqu’à lundi matin – jour des funérailles nationales – les Britanniques pourront venir rendre un dernier hommage au plus près à leur souveraine.

Des centaines de milliers de personnes sont attendues à Westminster Hall, ouvert pour l’occasion 24 heures sur 24. Mais il faudra s’armer de patience, avec de longues files d’attente qui pourraient s’étirer sur des kilomètres. Si les autorités se refusent à donner un chiffre, la presse évoque quelque 750 000 personnes prêtes à braver une attente qui pourrait se compter en dizaines d’heures. En 2002, ils étaient environ 200 000 à s’être recueillis devant le cercueil de la reine-mère Elisabeth, présentée au public pendant trois jours avant ses funérailles.


■ Le cercueil de la reine Elisabeth II a atterri à Londres

Cinq jours après son décès en Ecosse, la dépouille de la reine Elisabeth II a atterri à Londres mardi soir, accompagnée à bord d’un avion de la Royal Air Force par sa fille la princesse Anne.

Sous les regards émus de la foule écossaise, le cercueil de la reine Elisabeth II avait quitté mardi plus tôt Edimbourg vers Londres. Il recevra dans la capitale les adieux de centaines de milliers de Britanniques lors de funérailles historiques.

Arrivé à Londres, le cercueil royal devait ensuite être transféré à bord d’un corbillard à Buckingham palace, où il sera accueilli par son fils Charles III et des membres de la famille royale, ainsi qu’une foule à l’extérieur impatiente de lui présenter ses hommages avant ses funérailles lundi.


■ Charles III en Irlande du Nord, une étape délicate pour le nouveau roi

Pour sa première visite de monarque, Charles III a promis mardi de servir «tous les habitants» de l’Irlande du Nord, en proie aux tensions communautaires. La souveraine avait joué un rôle majeur pour la réconciliation dans la province au passé sanglant. Mais près d’un quart de siècle après le retour d’une paix fragile entre républicains, surtout catholiques, et unionistes, essentiellement protestants, les tensions ont été ravivées par le Brexit, relançant l’idée d’une séparation du Royaume-Uni et d’une réunification avec l’Irlande.

Arrivés d’Edimbourg, où ils se sont joints aux dizaines de milliers de personnes se recueillant auprès du cercueil d’Elisabeth II, Charles III et la reine consort Camilla sont allés au contact du public massé devant le château d’Hillsborough. Ils ont longuement serré des mains, salué les enfants, échangé quelques mots: des images difficilement imaginables au temps des «Troubles». «Avec un exemple brillant devant moi, et avec l’aide de Dieu, je prends mes nouvelles fonctions résolu à rechercher le bien-être de tous les habitants d’Irlande du Nord», a déclaré le monarque au Parlement local, à l’arrêt depuis des mois.

Paralysée politiquement et en plein bouleversement sous l’effet de la victoire aux dernières élections des républicains du Sinn Fein, qui ne reconnaît pas l’autorité de la monarchie, l’Irlande du Nord reste l’étape la plus délicate de la tournée entamée par le nouveau roi dans les quatre nations constitutives du Royaume-Uni.


​■ Le déroulé jusqu’aux funérailles de la reine

Le cercueil de la reine Elisabeth revient à Londres mardi soir et sera exposé à partir de mercredi à Westminster Hall pour un dernier hommage du public, jusqu’aux funérailles le 19 septembre à l’Abbaye de Westminster, en présence de dirigeants du monde entier.

Mardi 13 septembre

Le roi Charles III et la reine consort Camilla ont quitté Edimbourg pour Belfast où ils sont arrivés à la mi-journée, dans le cadre de leur tournée express dans les trois nations constitutives du Royaume-Uni en plus de l’Angleterre – Ecosse, Irlande du Nord et Pays de Galles. Ils vont y rencontrer des responsables politiques et recevoir des condoléances, notamment du président de l’Assemblée d’Irlande du Nord.

A 16 heures, le roi et son épouse participeront à une cérémonie, à la mémoire de la reine Elisabeth, à la cathédrale Sainte-Anne de Belfast. Vers 18 heures, le cercueil de la reine quittera la cathédrale Saint-Gilles pour l’aéroport d’Edimbourg, d’où il s’envolera pour Londres à 19 heures. Il arrivera au palais de Buckingham aux aletnours de 21 heures.

Mercredi 14 septembre

A 15h22, après des prières au palais, une procession dans le centre de Londres aura lieu pour acheminer le cercueil de la reine du palais de Buckingham au palais de Westminster. Le roi et des membres de la famille royale s’y joindront. Big Ben sonnera et des coups de canon seront tirés depuis Hyde Park.

Le cercueil arrivera à Westminster Hall vers 16 heures. Il sera ensuite gardé nuit et jour par des soldats d’unités de la maison royale. Le Hall sera ouvert au public dès 18 heures, 24 heures sur 24 – jusqu’au 19 septembre.

Vendredi 16 septembre

Le roi et la reine consort se rendront au Pays de Galles, pour une nouvelle séance de condoléances des autorités locales, complétant ainsi leur tournée des quatre nations constitutives du Royaume-Uni.

Dimanche 18 septembre

A 21 heures, les Britanniques seront invités à respecter une minute de silence en mémoire de la reine.

Lundi 19 septembre

7h30 marquera la fin de l’exposition du cercueil de la reine à Westminster Hall. A 11h44 démarrera la procession pour acheminer le cercueil jusqu’à l’Abbaye de Westminster, avant les funérailles.

Les funérailles d’Etat avec des centaines de dignitaires attendus du monde entier et de nombreuses têtes couronnées, s ainsi qu’une audience télévisée de centaines de millions de personnes à travers le monde, débuteront à midi. La journée sera fériée au Royaume-Uni.

Après la cérémonie, une nouvelle procession aura lieu pour accompagner le cercueil jusqu’à l’Arc de Wellington, à Hyde park Corner au centre de Londres, d’où il partira en corbillard pour Windsor.

La reine sera ensuite inhumée, en privé, dans la chapelle du roi George VI du château de Windsor – une annexe de la chapelle principale. Le cercueil de son époux le prince Philip, décédé l’an dernier, y reposera à ses côtés.


​■ Charles III arrive en Irlande

Charles III a atterri mardi à Belfast pour sa première visite en tant que monarque britannique en Irlande du Nord, en proie à un regain de tensions communautaires depuis le Brexit, selon les images retransmises par la télévision britannique. Le souverain doit rencontrer des responsables politiques des différentes communautés, dans le cadre d’une tournée dans les quatre nations constitutives du Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galles, Ecosse et Irlande du Nord), pour recevoir leurs condoléances après la mort d’Elisabeth II.


​■ Un homme a été arrêté à La Mecque après avoir fait un pélerinage en hommage à la reine

Un homme a été arrêté lundi dans la ville sainte de La Mecque après avoir fait le petit pèlerinage, la Omra, en hommage à la défunte reine d’Angleterre Elisabeth II, ont annoncé les autorités saoudiennes. L’homme, un ressortissant yéménite, a publié sur les réseaux sociaux une vidéo de lui-même à la Grande mosquée de La Mecque, le site le plus sacré de l’islam.

Les images le montrent brandissant une bannière sur laquelle est écrit: «la Omra pour l’âme de la reine Elisabeth II, nous demandons à Dieu de l’accepter au paradis.» Largement partagée sur Twitter, la séquence a suscité de nombreux commentaires d’utilisateurs appelant à son arrestation. Les pèlerins à La Mecque n’ont pas le droit de porter des bannières, ni de scander des slogans. Et si le fait d’accomplir la Omra pour des personnes décédées est admis, cela ne s’applique pas aux non-musulmans, comme Elisabeth II, qui était à la tête de l’église anglicane.


​■ Hôtels, transports: Londres affiche complet pour l’enterrement

Londres se prépare à accueillir des centaines de milliers de personnes pour l’enterrement de la reine Elisabeth II, avec des hôtels qui affichent complet et font grimper les prix et des transports qui craignent la saturation.

«Nos hôtels du centre de Londres et [du château royal] de Windsor sont totalement complets et la demande augmente dans les établissements situés près d’une gare ou d’une station de métro dans l’agglomération londonienne», commente la chaîne hôtelière à bas prix Travelodge. Dans un communiqué, elle précise que les réservations viennent «des quatre coins du Royaume-Uni et de la planète.» La directrice de l’association sectorielle UK Hospitality, Kate Nicholls, confirme que les hôtels de Londres «observent un bond des réservations depuis l’annonce de la mort de sa majesté.»

Un porte-parole de Downing Street a reconnu lundi qu’il allait y avoir «énormément de monde» à Londres dans les jours à venir, rappelant que 200 000 personnes étaient venues dans la capitale pour les funérailles de la reine mère et que «nous attendons beaucoup plus de gens que cela.»

La société Network Rail, qui gère les lignes ferroviaires, s’attend à «une affluence sans précédent vers la capitale, particulièrement à partir de mercredi.» Elle avertit les usagers de «prévoir plus de temps» pour leurs trajets, notamment en cas de retards sur les lignes ou de fermeture intempestive de certaines stations, et invite celles et ceux qui le peuvent… à marcher.


​■ Un déluge de fleurs record est attendu pour l’enterrement

Depuis la mort d’Elisabeth II, des millions de Britanniques lui rendent un dernier hommage en déposant des bouquets de fleurs à travers le pays. Les marchands anticipent des records de ventes de fleurs pour son enterrement prévu lundi prochain. L’Association des fleuristes britanniques (BFA) confirme que «la demande a nettement augmenté ces derniers jours» et précise que les fleurs préférées de la reine étaient le muguet, ou certains lys blancs.​

Au marché aux fleurs de Columbia Road, au coeur de Londres, difficile de se frayer un chemin. L’un des vendeurs tente d’écouler à la criée son stock d’hortensias pastel. «Les gens achètent beaucoup de roses, de chrysanthèmes, des fleurs qui résistent bien dehors et ne fanent pas trop vite», dit-il.

«J’ai cru comprendre qu’elle aimait les fleurs jaunes alors j’ai choisi des lys jaunes», raconte une femme de 57 ans, venue avec son mari à Columbia Road avant d’aller déposer son bouquet près du palais de Buckingham, résidence londonienne officielle du monarque. Très émue, elle raconte que la souveraine incarnait pour elle «la stabilité» depuis qu’elle était «petite fille.»

Une autre femme a aussi opté pour le jaune, mais a jeté son dévolu sur des tournesols. Une variété qu’elle trouve «solaire» et «qui vit longtemps», comme Elisabeth II. «Déposer des fleurs, c’est en quelque sorte lui dire merci pour tout ce qu’elle a fait pour notre pays», ajoute-t-elle.

La presse anglosaxone rapporte qu’en 1997, lors de la mort de la princesse Diana, quelque 60 millions de fleurs avaient alors été déposées. Cet océan floral était resté en place pendant plus de dix jours. Cette fois-ci, les autorités déplacent les offrandes au fur et à mesure, et les marées de fleurs, bougies, dessins et autres objets semblent donc moins impressionnantes.


​■ A Hongkong, une longue file d’attente pour un dernier hommage

Par une chaleur étouffante, des foules de Hongkongais ont fait la queue hier pour rendre hommage à la reine Elisabeth, certains exprimant la nostalgie du passé colonial britannique de la ville à un moment où la Chine cherche à y étouffer toute dissidence.

A Hongkong, les rassemblements publics de plus de quatre personnes sont interdits en vertu des règles sanitaires. Et l’opposition au régime de Pékin a été matée par une répression d’ampleur à la suite de manifestations pro-démocratie, parfois violentes, il y a trois ans.

Mais lundi, jour férié à Hongkong, une file de personnes de plusieurs centaines de mètres de long a serpenté à travers le quartier des affaires jusqu’au consulat britannique, où un livre de condoléances avait été ouvert à la signature des habitants. L’attente a duré jusqu’à quatre heures, mais la foule a continué à venir malgré la chaleur de 32 degrés Celsius.


■ A Londres, huit kilomètres de file d’attente

Les funérailles nationales de la reine auront lieu lundi en présence de quelque 500 dignitaires étrangers et de nombreuses têtes couronnées.

A Londres, les premières personnes à vouloir se recueillir se sont installées dès lundi en tête d’une file qui pourrait atteindre huit kilomètres.


■ Les Britanniques se pressent à Edimbourg pour des adieux à la reine

Par dizaines de milliers, les Britanniques se pressent ce mardi pour se recueillir devant le cercueil d’Elisabeth II, à Edimbourg, avant son transfert à Londres. Depuis plusieurs heures, ils sont des milliers d’anonymes à se recueillir, s’incliner, faire la révérence, se signer ou essuyer une larme devant le cercueil de chêne qui repose dans la cathédrale de la capitale écossaise.

Placé sur une estrade et recouvert de l’étendard jaune, rouge et bleu marine de l’Ecosse, une couronne de fleurs blanches et la couronne en or massif de l’Ecosse posées au-dessus, le cercueil est resté accessible toute la nuit à la population, gardé par quatre archers royaux placés autour, et protégé par un large cordon qui tient le public à distance de plusieurs mètres.

La présentation au public n’a pas été interrompue lorsque le roi Charles III et ses trois frères et sœur, les princes Andrew et Edward, et la princesse Anne, sont venus dans la soirée avec la reine consort Camilla observer une veillée funèbre. Les enfants d’Elisabeth II se sont ainsi tenus tous les quatre dos au cercueil pendant une dizaine de minutes, avant de quitter la cathédrale sous les applaudissements de la foule. Pendant ce court instant de recueillement de la famille royale, le flot de visiteurs, dans un silence absolu, n’a pas cessé.


■ Le roi Charles III, ses frères et sa sœur participent à une veillée funèbre

Les enfants de la reine Elisabeth II ont participé lundi soir à une veillée funèbre dans la cathédrale Saint-Gilles à Edimbourg, où repose le cercueil de leur mère.

La présentation de la dépouille de la monarque, qui avait débuté une heure plus tôt dans la capitale écossaise, ne s’est pas interrompue quand le roi Charles, les princes Andrew et Edward ainsi que la princesse Anne se sont placés autour du cercueil, auquel ils tournaient le dos.


■L’ex-roi d’Espagne Juan Carlos sera aux funérailles d’Elisabeth II

L’ex-roi d’Espagne Juan Carlos, exilé à Abou Dhabi depuis 2020, assistera lundi prochain aux funérailles de la reine Elisabeth II, tout comme le roi Felipe VI et la reine Letizia, a rapporté lundi la Maison royale espagnole. Juan Carlos est sous le coup d’une procédure en cours en Grande Bretagne: un procès pour harcèlement intenté par une ancienne compagne, Corinna zu Sayn-Wittgenstein, une femme d’affaires danoise de 58 ans.

Invité par le gouvernement britannique, tout comme l’actuel couple royal, l’ancien monarque espagnol (1975-2014) âgé de 84 ans assistera aux funérailles à l’abbaye de Westminster avec sa femme Sofía, de même que des dignitaires du monde entier. En juillet, la justice britannique l’avait autorisé à faire appel du refus de lui faire bénéficier de l’immunité dans cette affaire.


■ Le public se recueille pour la première fois devant le cercueil d’Elisabeth II

Le public a commencé à se recueillir devant le cercueil de la reine Elisabeth II, exposé pour la première fois à la cathédrale Saint-Gilles d’Edimbourg, quatre jours après le décès de la souveraine à l’âge de 96 ans.

La dépouille, dans son cercueil clos recouvert de l’étendard royal écossais, va rester 24 heures dans la capitale écossaise avant de rejoindre Londres en avion mardi soir.


■ Ignazio Cassis se rendra aux funérailles de la reine Elisabeth II

Le président de la Confédération représentera officiellement la Suisse et ses autorités lundi prochain à Londres aux funérailles de la reine Elisabeth II. Ignazio Cassis a donné suite à l’invitation, ont indiqué ses services.

Quelque 500 dignitaires étrangers sont attendus à l’Abbaye de Westminster - un défi sécuritaire considérable pour la police - parmi lesquels le président américain Joe Biden, son homologue français Emmanuel Macron et le premier ministre australien Anthony Albanese, ainsi que de nombreuses têtes couronnées. La cérémonie débutera à 12h00, heure suisse.


■ Les corgis de la reine seront adoptés par le prince Andrew

Lorsqu’elle est décédée la semaine dernière à 96 ans, Elisabeth II a laissé derrière elle plusieurs chiens. Deux corgis seront adoptés par le prince Andrew et son ex-femme, Sarah Ferguson, selon une information du Washington Post. Le couple est divorcé, mais vit ensemble au Royal Lodge, une résidence sur le domaine de Windsor. Les deux chiens s’appellent Muick et Sandy.


■ Le cercueil d’Elisabeth II est arrivé à la cathédrale Saint-Gilles

Une cérémonie religieuse a débuté dans la cathédrale en mémoire de la reine. Outre la famille royale sont présents la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, des politiciens et responsables écossais et des représentants des nombreuses associations caritatives écossaises dont Elisabeth II était la marraine.


■ Des milliers de personnes et des militaires en kilts à Edimbourg pour accompagner le cercueil d’Elisabeth II

Le roi Charles III a mené dans le silence et entouré de ses frères et sœur, la procession menant le cercueil d’Elisabeth II à la cathédrale Saint-Gilles d’Edimbourg, où il sera exposé pour la première fois au public, au début d’une semaine d’adieux à la monarque.

Des milliers de personnes se sont massées le long du Royal Mile, avenue du centre de la capitale écossaise, pour saluer le corbillard, encadré de militaires en kilts.

Le cortège funéraire a quitté le palais de Holyroodhouse, résidence officielle de la reine en Ecosse où le cercueil a passé la nuit, pour se rendre à la cathédrale Saint-Gilles. En ligne, les quatre enfants d’Elisabeth II ont suivi le corbillard à pied sur plus d’un kilomètre dans la vieille ville de la capitale écossaise: Charles III, les princes Andrew et Edward ainsi que la princesse Anne ont marché en rythme, tous en uniforme militaire à l’exception d’Andrew, en retrait de la monarchie à la suite des accusations d’agressions sexuelles auxquelles il a mis fin en payant des millions de dollars.

Une particularité qui confirme la mise à l’écart de celui qui a souvent été qualifié de «fils préféré» d’Elisabeth II.


Le match d’Arsenal reporté par manque de ressources policières

A la suite du décès de la reine Elisabeth II, le calendrier des matches de Ligue Europa va subir un changement. Le match prévu jeudi entre Arsenal et le PSV Eindhoven doit être reporté, en raison de fortes restrictions des ressources policières pour encadrer les manifestations de deuil national, a fait savoir l’UEFA.


■ Le cercueil d’Elisabeth II: un écrin de chêne et de plomb

Le cercueil de la reine Elisabeth II, devant lequel des centaines de milliers de personnes vont se recueillir jusqu’à ses funérailles, était déjà prêt il y a plus de 30 ans, explique The Times. Le public ne pourra pas voir le visage de la reine, dont le cercueil reposera fermé et recouvert de l’étendard et des insignes royaux. Selon le quotidien britannique, le cercueil de la reine est fait de chêne anglais doublé de plomb, comme celui son époux le prince Philip, décédé en avril 2021.

La société de pompes funèbres londonienne Leverton and Sons, chargée des funérailles, expliquait il y a quatre ans au Times ignorer quand et par qui ont été fabriqués les cercueils, dont elle a hérité en 1991 en commençant à travailler avec le palais. La doublure de plomb permet de rendre le cercueil hermétique, puisqu’il sera déposé dans une crypte et non mis en terre. Mais elle le rend extrêmement lourd pour ses huit porteurs.

Les poignées en laiton sont quant à elles conçues spécifiquement pour les cercueils royaux, tout comme le couvercle, qui doit pouvoir supporter les insignes de la monarchie. «Ce n’est pas quelque chose que l’on peut fabriquer en un jour», avait résumé Leverton auprès du quotidien.

Après avoir été exposé à Edimbourg, le cercueil sera transporté à Londres mardi soir. Le lendemain, il sera déposé sur un catafalque drapé de pourpre au palais de Westminster, et veillé par des gardes. L’étendard royal, emblème de la monarchie qui flottait traditionnellement au-dessus de Buckingham, Sandrigham ou Windsor lorsque la reine s’y trouvait, recouvrira son cercueil. Y seront aussi déposés deux insignes royaux, le sceptre et l’orbe, un globe surmonté d’une croix qui symbolise le monde chrétien.


■ Le prince Andrew est privé d’uniforme pour les cérémonies d’hommages

Malgré des accusations d’agressions sexuelles auxquelles il a mis fin en payant plusieurs millions de dollars, Andrew, 62 ans, est souvent présenté comme «le fils préféré» d’Elisabeth II. Il sera privé de rôle royal après ces accusations. En tant que membre non actif de la famille royale, il ne portera pas non plus l’uniforme militaire pour les cinq cérémonies prévues en hommage à la monarque à Edimbourg, Londres et Windsor. Une exception sera faite pour la veillée au Parlement britannique, où sera exposé de mercredi soir à lundi matin le cercueil de la reine, selon les sources citées par PA.

Ancien pilote d’hélicoptère, le prince a participé à la guerre des Malouines en 1982 et il était prévu, avant sa mise en retrait, qu’il reçoive pour son 60e anniversaire le grade honorifique d’amiral. Déjà en juin, le prince Andrew, souffrant du Covid-19, avait été absent des célébrations marquant les 70 années de règne d’Elisabeth II. Mais même avant qu’il soit testé positif, la souveraine avait fait savoir qu’il ne serait de toute façon pas autorisé à rejoindre la famille royale sur le balcon de Buckingham pour saluer la foule, cet honneur revenant aux seuls membres de la famille «travaillant» pour la monarchie et leurs enfants.

En mars dernier, l’apparition du prince Andrew au bras de la souveraine à l’abbaye de Westminster, pour la cérémonie en souvenir du prince Philip, son époux décédé l’an dernier, avait été mal reçue par une partie de l’opinion publique britannique. En 2021, pour les funérailles du prince Philip, la souveraine avait décidé que toute la famille se rendrait à l’enterrement en civil, permettant d’éviter de trancher sur le droit de Harry et Andrew à porter l’uniforme.


■ Les règles à respecter pour les hommages face à la reine

L’agence AFP relaie un document du gouvernement britannique édictant les règles à respecter pour les quelque 750 000 personnes attendues au palais de Westminster, dès mercredi (lire juste ci-dessous).

  • «La queue risque d’être très longue», prévient le gouvernement. «Il vous faudra attendre pendant de nombreuses heures, parfois la nuit et avec peu d’occasions de vous asseoir»;
  • Il faudra emporter des vêtements adaptés à toutes les conditions climatiques possibles;
  • Penser à s’équiper de nourriture et de boissons à consommer «avant d’entrer» dans la zone de contrôle;
  • Ne pas oublier une batterie de recharge externe pour les téléphones portables;
  • Un dispositif sécuritaire «du type de celui en vigueur dans les aéroports» sera déployé, avec des «restrictions draconiennes» concernant ce que chacun pourra apporter;
  • Chaque personne se verra remettre un bracelet, qu’elle devra enlever à la sortie;
  • «Un seul petit sac par personne» sera autorisé dans l’enceinte du palais, avec «une ouverture simple ou une fermeture éclair pour pouvoir passer rapidement» les différents points de contrôle présents sur le parcours;
  • Ceux qui auront un sac trop grand devront le laisser à l’entrée, mais «sans garantie» qu’il y ait suffisamment de place;
  • Dans le palais, aucune fleur, aucune bougie, ni petits jouets ou peluches ne pourront être déposés;
  • Il ne sera pas possible non plus de prendre de photos ou de réaliser des vidéos avec son téléphone portable;
  • Le gouvernement appelle enfin chacun à «se vêtir de manière appropriée pour l’occasion», sans vêtements affichant des «slogans politiques ou injurieux».

■ Une estimation du nombre de fidèles à venir

Le Times rappelle qu’en 2002, plus de 200 000 personnes s’étaient déplacées pour défiler devant le cercueil de «Queen Mum», la mère d’Elisabeth II. Cette fois, le journal estime que 750 000 personnes pourraient tenter d’approcher le cercueil de la défunte reine, posé sur une estrade et drapé de l’étendard royal au palais de Westminster à Londres, dès mercredi.


■ Devant le parlement, Charles III ressent «le poids de l’Histoire»

Le roi Charles III s’est pour la première fois adressé lundi au parlement britannique où il a affirmé «ressentir le poids de l’Histoire» et vouloir suivre «l’exemple» de sa mère Elisabeth II, au début d’une semaine d’adieux à la souveraine. Avant de rejoindre la capitale écossaise, le nouveau roi a reçu au parlement britannique à Londres les condoléances des présidents de la Chambre des Lords et de la Chambre des Communes.

«En me tenant devant vous aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de ressentir le poids de l’Histoire qui nous entoure et qui nous rappelle les traditions parlementaires vitales auxquelles les députés des deux chambres se consacrent», a déclaré le souverain dans un court discours. Il a affirmé que sa mère était «un exemple de dévouement que, avec l’aide de Dieu et vos conseils, je suis résolu à suivre fidèlement».


■ Les vols commerciaux et trajets en bus sont recommandés aux dignitaires étrangers pour se rendre aux funérailles de la reine

Les dirigeants du monde entier devront éviter les jets privés pour se rendre au Royaume-Uni à l’occasion des funérailles d’Elisabeth II. Des bus collectifs remplaceront les hélicoptères et voitures personnelles pour leurs déplacements à Londres, selon des documents du ministère des Affaires étrangères obtenus par le média Politico.

Il s’agit d’un immense défi sécuritaire et logistique pour les autorités, qui ont selon Politico demandé aux leaders étrangers d’utiliser, «quand c’est possible, des vols commerciaux et non des avions privés pour se rendre au Royaume-Uni.» Par ailleurs, un seul représentant par pays et son époux ou épouse seront autorisés à l’intérieur de l’abbaye de Westminster, précise encore Politico citant une note envoyée aux ambassades samedi.

Si malgré les recommandations britanniques, des dirigeants viennent quand même dans leur avion, le gouvernement prévient dans sa note que l’aéroport londonien d’Heathrow ne sera pas disponible pour les vols privés et ils devront donc viser des «aéroports moins encombrés».

Le président américain Joe Biden, mais aussi le président français Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ou encore le Premier ministre australien Anthony Albanese et de nombreux «Royals» du monde entier sont attendus à Londres pour ces funérailles historiques.


■ Le prince Harry rend hommage à Elisabeth II, sa «boussole»

Le prince Harry a rendu hommage à sa défunte grand-mère Elisabeth II, qu’il a qualifiée de «boussole», remerciant sa «mamie» pour son sens du devoir et son «sourire contagieux.»

«En célébrant la vie de ma grand-mère, Sa Majesté la Reine, et en déplorant sa perte, nous nous rappelons tous de la boussole qui a guidé tant de monde par son engagement envers le service et le devoir», déclare le prince de 37 ans dans un communiqué, ajoutant «honorer» son père Charles III «dans son nouveau rôle» de roi.

Depuis son départ choc du Royaume-Uni, le prince avait reconnu avoir des relations difficiles avec son père et William mais avait toujours souligné avoir gardé de bons rapports avec la souveraine décédée jeudi. Au Royaume-Uni au moment de sa mort, il est arrivé à la résidence de Balmoral séparément du reste de la famille et bien après son décès.


■ Une minute de silence pour Elisabeth II à l’ONU, à Genève

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a observé, à Genève, une minute de silence en hommage à la reine Elisabeth II, décédée jeudi. Celle-ci était «la plus grande diplomate britannique», a affirmé l’ambassadeur Simon Manley au début des travaux de l’instance onusienne.

«Internationaliste», la souveraine avait participé à la première réunion de l’Assemblée générale de l’ONU en 1946 à Londres. «C’était vraiment une personne remarquable», a ajouté l’ambassadeur britannique à l’ONU à Genève. Il a remercié ses homologues pour leurs «hommages» et leur «soutien.» «C’est une période de deuil national» pour la Grande-Bretagne, a-t-il encore affirmé.


■ Un jour de deuil national en Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande marquera un jour de deuil national le 26 septembre prochain en l’honneur de la reine Elisabeth II. «J’espère que ce sera l’occasion de rendre hommage à la Reine Elisabeth II pour les services qu’elle a rendus à la Nouvelle-Zélande tout au long de sa vie, déclare la première ministre Jacinda Ardern. La reine était notre souveraine, notre chef d’Etat. Elle a apporté une énorme contribution à la Nouvelle-Zélande à travers son service public.»

Un service commémoratif d’Etat aura lieu dans la cathédrale Saint-Paul de la capitale le même jour. Jacinda Ardern a confirmé qu’elle assisterait aux funérailles de la reine à Londres, de même que le premier ministre australien, Anthony Albanese.

La Nouvelle-Zélande emboîte le pas à l’Australie, qui a également déclaré un jour de deuil le 22 septembre. Les deux anciennes colonies britanniques sont indépendantes depuis des décennies mais conservent le monarque britannique comme chef d’Etat.


■ Le récit de la journée de dimanche, en route pour Edimbourg

Trois jours après son décès dans son château écossais de Balmoral, la reine Elisabeth II a entamé dimanche son dernier voyage: son cercueil a quitté Balmoral pour Edimbourg, avant son retour solennel mardi à Londres pour ses funérailles d’Etat le 19 septembre.

Le corbillard royal, en tête d’un cortège de sept voitures, a quitté Balmoral, la résidence où la monarque aimait tant passer l’été, peu après 10h locales (11h suisses) par la route, sous le soleil, pour rejoindre Edimbourg, la capitale écossaise, aux alentours de 16h (17h), après un voyage de près de 300 kilomètres. Sur le cercueil en chêne, l’étendard royal écossais et une couronne de bruyères blanches, de dahlias et de pois de senteur, provenant toutes des jardins du domaine de Balmoral. Dans le cortège, figurait la princesse Anne, fille de la souveraine défunte, qui avait pris place avec son mari Tim Laurence dans une limousine suivant le corbillard royal.

Une foule nombreuse est attendue sur le parcours du convoi funéraire, pour saluer une dernière fois celle qui avait régné 70 ans et 7 mois, présence familière et rassurante, mais toujours mystérieuse, ayant traversé, imperturbable, les époques et les crises.

Voici le détail du voyage du corbillard à travers la campagne écossaise.

  • Balmoral à 10h locales – Le cercueil de la reine était conservé à Balmoral, drapé de l’étendard royal écossais et d’une couronne. Après avoir été porté jusqu’au corbillard par six gardes-chasses du domaine de Balmoral, le cortège s’est dirigé vers Ballater, où des représentants du comté d’Aberdeenshire lui ont rendu hommage. Ce village voisin de Belmoral a été la première localité traversée par le cortège. Des centaines de personnes ont pris place le long de la rue principale, beaucoup vêtues de noir, formant une haie d’honneur. Membres du clergé, certains inclinés au passage du cercueil, et autorités locales en habits traditionnels écossais ont pris place devant l’église. Quelques fleurs ont été jetées au passage du convoi. La reine – qui venait à Balmoral depuis son enfance – était très connue ici.
  • Aberdeen vers 12h locales – La dépouille d’Elisabeth II a ensuite été transportée à Aberdeen, troisième ville d’Ecosse et centre important de l’industrie pétrolière, célèbre pour ses bâtiments en granit gris. Ici aussi, la foule émue et silencieuse a formé une haie d’honneur de chaque côté du parcours.
  • A 14h locales, Charles III a de nouveau été proclamé roi lors de cérémonies au rituel immuable, à Édimbourg, Cardiff et Belfast – capitales des trois autres provinces constitutives du Royaume-Uni –, après l’avoir été samedi à Londres. Vingt-et-un coups de canon ont été tirés dans les trois villes. Le parti républicain irlandais Sinn Fein, favorable à une réunification de l’Irlande du Nord avec la République d’Irlande, n’y a pas participé.
  • Dundee vers 15h locales – Le cortège a ensuite traversé Dundee, quatrième ville d’Ecosse située sur la côte est. Les responsables de la ville lui ont alors leurs adieux. En route vers Edimbourg, le corbillard a traversé un pont suspendu parallèle à l’emblématique Forth Bridge, qui fait passer les trains au-dessus de l’immense estuaire Firth of Forth.
  • Edimbourg peu après 16h locales – Après un voyage de plus de six heures, le cercueil de la reine est arrivé à Holyroodhouse. Ce palais situé à Edimbourg est la résidence officielle du monarque en Ecosse. Une foule compacte s’était massée sur le parcours en ville. Le cercueil doit passer la nuit dans la salle du trône avant une cérémonie religieuse lundi, à laquelle assistera le roi Charles III, à un kilomètre d’Holyroodhouse, en la cathédrale Saint-Gilles, où sera transférée la dépouille. Une procession aura lieu le long du Royal Mile, grande avenue de la vieille ville, jusqu’à la cathédrale Saint-Gilles où il reposera pendant 24 heures après un service religieux. La Première ministre indépendantiste écossaise Nicola Sturgeon a rendu hommage à «une femme extraordinaire». «Sa Majesté nous a donné sa vie et son temps de manière désintéressée. Lui rendre hommage d’une façon traditionnelle était une manière de la remercier pour tout ce qu’elle a fait», a expliqué à l’AFP Mark Lindley-Highfield, un universitaire de 47 ans arrivé à Balmoral d’Inverness, à deux heures au nord en voiture. Il porte pour l’occasion un manteau queue-de-pie noir et un chapeau haut-de-forme.
  • Le cercueil reposera ensuite pendant 24 heures à la cathédrale Saint-Gilles où la population pourra se recueillir devant lui. Mardi soir, le cercueil de la reine sera transporté par avion à Londres, avant les funérailles le 19 septembre.

■ Les chiens de la reine seront adoptés par son fils Andrew

Leur sort était jusqu’ici resté en suspens: les corgis de la reine Elisabeth, des chiens inséparables de la souveraine, ont finalement retrouvé un foyer: auprès de son fils le prince Andrew. Une porte-parole du troisième enfant de la reine et de son ex-épouse, la duchesse d’York Sarah, a annoncé qu’ils prendraient en charge Muick et Sandy, les deux corgis ayant survécu à la reine.

Andrew s’est mis en retrait de la monarchie après des accusations d’agressions sexuelles aux Etats-Unis, à laquelle il a mis fin en payant des millions de dollars. C’était déjà lui qui lui avait offert ces deux petits chiots à quelques mois d’écart. Muick et Sandy, derniers fiers représentants des plus de 30 corgis qu’a possédé la reine, lui avaient apporté beaucoup de réconfort pendant la pandémie, selon son habilleuse Angela Kelly.


■ Critiques sur la présence de Liz Truss lors de la tournée de Charles III

La présence prévue de la Première ministre britannique Liz Truss à des cérémonies à travers le pays pour honorer la mémoire d’Elisabeth II a suscité des critiques dimanche au Royaume-Uni, poussant Downing Street à assurer qu’elle ne l'«accompagnait» pas officiellement dans cette tournée. «La première ministre «n’accompagne» pas le roi et il ne s’agit pas d’une «tournée». Elle assistera simplement aux cérémonies», a indiqué Downing street, face à la polémique naissante accusant Liz Truss de vouloir tirer un profit politique de l’occasion.

La veille, Downing street avait indiqué que Liz Truss, nommée première ministre seulement mardi par Elisabeth II, «se (joindrait) au roi lorsqu’il mènera à travers le Royaume-Uni le deuil national, en assistant à des cérémonies de recueillement» en Écosse, Irlande du Nord et au Pays de Galles. Cette idée «a fait se froncer quelques sourcils», a affirmé le Guardian, face aux suspicions que la première ministre n’en profite pour se mettre en avant.

Le nouveau roi doit se rendre dans chacune des quatre nations constituant le pays à la suite du décès de sa mère.


■ Le président chinois félicite Charles III

Le président chinois Xi Jinping a félicité dimanche Charles III pour son accession au trône au Royaume-Uni, ont rapporté les médias d’Etat.

Dans un message, Xi Jinping assure le nouveau roi de sa volonté d'«accroître les échanges amicaux et la coopération mutuellement bénéfique et de renforcer la communication sur les questions internationales», a précisé l’agence officielle Chine nouvelle.


■ Une scène de la proclamation en train de devenir virale

Tout juste proclamé roi, au moment de signer les documents officiels, Charles III s’est visiblement agacé de la présence devant lui d’encriers et d’un petit plateau contenant des stylos-plumes. Il a nerveusement demandé à un serviteur de les enlever plutôt que de les écarter lui-même. Il n’en fallait pas plus pour que la scène devienne virale.


■ La trêve entre William et Harry à la une de la presse britannique

«Réunis dans la peine»: la trêve entre les princes William et Harry et leurs épouses Kate et Meghan, lors d’une apparition surprise commune à Windsor samedi après la mort d’Elisabeth II, fait la une des journaux britanniques dimanche.

Des photos des deux couples, en habits de deuil, le visage fermé, figurent en couverture de quasiment tous les quotidiens. «Réunis pour Mamie», titre le Mirror. «William tend une branche d’olivier à Harry et Meghan après la mort de la reine», complète le journal.

Réputés en froid depuis des mois, c’est la première fois que les deux fils du roi Charles III et leurs épouses étaient vus ensemble depuis mars 2020. «Les royaux en conflit font preuve d’unité», retient le tabloïd The Sun.

«Réunis dans la peine», titre le Sunday Telegraph qui publie à sa une la photographie des deux couples avançant côte à côte vers la foule rassemblée devant le château de Windsor et les fleurs déposées en hommage à la reine Elisabeth II décédée jeudi.

Une note dissonante cependant dans le Sunday Times: même si les frères ont montré leur unité, le journal rapporte qu’il a fallu des «négociations élargies» en coulisses, retardant leur apparition d’environ 45 minutes. «En tendant la main pour mettre de côté le désaccord, l’héritier du trône montre qu’il vit en suivant l’inspiration de sa grand-mère», estime cependant le Telegraph. «Tous ceux qui s’inquiétaient que les successeurs de la reine Elisabeth ne soient pas capables d’égaler son sens du devoir ont pu pousser un soupir de soulagement», poursuit-il.

Le Telegraph évoque des «scènes extraordinaires» – le bain de foule a duré 40 minutes – mais se demande aussi «si le groupe est réuni pour de bon ou simplement pour une nuit».