Nouveau bras de fer entre Facebook et le gouvernement australien, après celui sur la rémunération des médias. L’Australie a annoncé, vendredi, qu’elle allait poursuivre Meta, propriétaire du réseau social, pour avoir laissé circuler sur sa plateforme des publicités frauduleuses concernant des plans d’investissements par le biais de cryptomonnaies.

La commission australienne de protection des consommateurs a déclaré avoir engagé une procédure devant la Cour fédérale contre Meta Platforms pour «conduite fausse, trompeuse ou mensongère» en violation des lois sur la consommation.

Selon la commission, les publicités vantaient des plans d’investissements via des cryptomonnaies en affirmant faussement qu’ils étaient recommandés par un nombre d’Australiens connus, notamment l’ancien premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, Mike Baird, et l’homme d’affaires Dick Smith.

Facebook va coopérer à l’enquête

L’institution accuse Meta de ne pas avoir fait suffisamment d’efforts pour mettre fin aux annonces frauduleuses, même après avoir été alerté par les personnalités faussement mises en scène dans celles-ci.

«Outre le fait qu’elles entraînent des pertes incalculables pour les consommateurs, ces annonces portent également atteinte à la réputation des personnalités publiques faussement associées aux annonces», a déclaré le président de la commission, Rod Sims. «Meta n’a pas pris de mesures suffisantes pour mettre un terme» à ces annonces.

Lire également: Facebook met fin au ciblage publicitaire lié à la politique, la santé, et la religion

Le géant des réseaux sociaux a affirmé qu’il avait coopéré dans l’enquête. «Nous ne voulons pas de publicités cherchant à escroquer de l’argent ou à induire les gens en erreur sur Facebook – elles violent nos politiques et ne sont pas bonnes pour notre communauté», a assuré un porte-parole de Meta.

La commission a indiqué qu’un consommateur avait perdu plus de 650 000 dollars australiens (432 831 euros) à cause d’une de ces publicités. «C’est honteux», a lancé Rod Sims. L’autorité de protection des consommateurs a déclaré qu’elle demandait au tribunal d’ordonner des pénalités et le paiement des frais de justice.