«Tant que la menace nucléaire américaine persiste, la (Corée du Nord) augmentera et modernisera différents types d’armements nucléaires en tant que dissuasion de la manière qu’elle juge nécessaire dans les jours qui viennent», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à l’agence officielle.

Dans le cadre d’une nouvelle doctrine nucléaire dévoilée mardi par l’administration Obama, les Etats-Unis se sont engagés à ne jamais utiliser l’arme atomique contre un adversaire qui ne la détient pas et qui respecte les règles du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). L’Iran et la Corée du Nord font toutefois exception à la règle.

«Cela prouve que la politique actuelle des Etats-Unis vis-à-vis de la Corée du Nord n’a rien de différent de la politique hostile poursuivie par l’administration de George W. Bush», a affirmé le ministère à Pyongyang. «Le plus urgent pour les Etats-Unis est de faire machine arrière en pratique par rapport à leur politique hostile à l’égard de la Corée du Nord», a-t-il ajouté.

«Jette un froid»

Pyongyang s’est également plaint du fait que la nouvelle doctrine américaine «jette un froid» sur «l’atmosphère difficilement établie pour la reprise» des pourparlers à six sur le nucléaire nord-coréen, qui regroupent Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Chine, Japon et Russie.

La Corée du Nord avait quitté le TNP en 2003 et a, depuis, procédé à deux essais nucléaires. Elle a quitté le processus des pourparlers à six en avril 2009. Vendredi, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a toutefois réaffirmé un objectif de dénucléarisation de la péninsule coréenne.

«Si la péninsule et le reste du monde doivent être dénucléarisés, les Etats-Unis devraient arrêter les actes hostiles piétinant la souveraineté et le droit à l’existence d’autres Etats, conformément à leur politique de force fondée sur la suprématie nucléaire».

Le président Obama sera l’hôte lundi et mardi d’un sommet visant à écarter la menace du terrorisme nucléaire. Le sommet, qui réunira les représentants de 47 pays à Washington, sera le plus grand rassemblement international depuis des décennies dans la capitale américaine.