États-Unis

QAnon, le réseau complotiste qui tourne autour de Donald Trump

Des publications conspirationnistes deviennent virales sur les réseaux sociaux. Les adeptes de Q se sont inflitrés jusque dans une page internet gérée par l’administration Trump

Quel est le point commun entre le récent meurtre d’un chef mafieux à New York, les pancartes «Nous sommes Q» brandies lors de meetings de Donald Trump et une pétition sur le site de la Maison-Blanche évoquant un culte satanique? QAnon. Q pour la lettre désignant l’habilitation secret-défense aux Etats-Unis et «Anon» pour «anonyme». Un mouvement complotiste proche de l’extrême droite américaine qui se propage sur les réseaux sociaux en colportant des théories délirantes.

Saboter la présidence

Les origines de QAnon restent nébuleuses tout comme l’identité de celui ou celle qui tire les ficelles. Pur produit d’internet, le mouvement serait apparu dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, mais c’est surtout pendant la présidence Trump qu’il a percé. Le 28 octobre 2017, dans un message intitulé «Le calme avant la tempête», un certain «Q Clearance Patriot» affirme sur un forum controversé, 4chan, qu’il détient des informations secrètes sur le pouvoir américain. Sa thèse: une sorte de Deep State (Etat profond) cherche à saboter la présidence de Trump. L’individu, qui migre sur 8chan, puis Reddit, recourt au jargon du monde du renseignement. Très vite, ses théories font boule de neige sur les réseaux sociaux. Une application, QDrops, voit même le jour avant d’être retirée par Apple et Androïd en juillet 2018.