Le centre d’Awamiya n’était plus qu’un champ de ruines il y a trois ans. Dans le centre historique de cette petite ville du gouvernorat saoudien de Qatif au bord du golfe Persique, les façades criblées d’impacts de balles et les carcasses de voitures calcinées attestaient des combats violents qui ont eu lieu là lors de la quasi-insurrection chiite de 2017. Depuis, les bulldozers ont rasé le quartier. Les impasses et les venelles qui cachaient les snipers ont été aplaties, la rébellion matée. Dans la foulée, des millions de dollars ont été investis pour redonner vie et un certain lustre à la ville et pour compenser les habitants expropriés.

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