Elle ne donne que son prénom: Hope (Espoir), ce concept sur lequel Barack Obama a fondé une bonne partie de sa campagne électorale. Hope ne fait pas de politique, et si elle se trouve au centre de la convention républicaine, c'est pour servir des hot-dogs aux milliers de participants affamés, revêtus des tenues les plus extravagantes.

De l'espoir envers «ceux de Washington», Hope n'en a pas beaucoup. A Saint Paul, la vie est agréable, mais les journées de travail sont longues, et les fins de mois de plus en plus difficiles avec tous les prix qui augmentent. Sans même parler du prix de l'essence et la maison à chauffer avec le rude hiver du Minnesota qui s'approche.

Hope s'est arrêtée de travailler pour regarder Sarah Palin - tous les délégués étaient partis dans la salle. «Elle m'a fait quelque chose. Elle parlait vrai», reconnaît l'employée. Une chose est sûre: «On vit moins bien qu'avant George Bush.» Mais de là à aller voter, ce n'est pas encore sûr. «Il y a encore le temps de se décider, non?»