Sur la route menant à la Mouqataa, le siège de la présidence palestinienne, les drapeaux des 123 pays qui se sont engagés à reconnaître l’indépendance de l’Etat palestinien en septembre prochain ont d’ores et déjà été hissés sur des mâts flambant neufs.

C’est également à proximité du palais de Mahmoud Abbas, dans un vaste terrain vague en cours d’aménagement, que l’Autorité palestinienne (AP) promet d’organiser une grande fête populaire en présence de 3000 enfants venus tous les villes et villages de Cisjordanie, de personnalités étrangères, ainsi que d’Israéliens impliqués de longue date dans le processus de paix.

«Marche sur Al-Quds»

Paradoxalement, la perspective de l’indépendance ne semble pas susciter beaucoup d’excitation dans la rue palestinienne. En tout cas, à Ramallah, la plupart des personnes interrogées se montrent prudentes, voire sceptiques. «Qu’est-ce que cela va changer puisque l’occupant est toujours là et que la Cisjordanie reste séparée de la bande de Gaza?», interrogent-ils.

A contrario, de nombreuses pages ouvertes sur Facebook ainsi que des sites internet promettent des manifestations quotidiennes durant le mois de septembre. De sa prison israélienne, le leader de la deuxième Intifada, Marwan Barghouti, vient d’appeler à ce qu’un million de Palestiniens «marchent sur Al-Quds» (Jérusalem).

L’AP n’interdira pas ces cortèges, mais elle s’est engagée auprès d’Israël à ce qu’ils ne dégénèrent pas et ses services policiers ont été mobilisés pour cela.