La question d’une adhésion à l’OTAN divise

Un sujet anime la campagne électorale des législatives: une éventuelle adhésion à l’Alliance atlantique (OTAN). La question se pose avec insistance dans le contexte de crise actuelle entre la Russie et l’Occident. Selon l’article 5 de l’Alliance qui porte sur la solidarité entre membres, la Finlande, pays neutre, ne bénéficierait d’aucun soutien en cas de conflit ouvert avec la Russie. Et les provocations ne manquent pas. Les Mig russes survolent régulièrement très près de l’espace aérien finlandais.

Le Parti de la coalition (conservateur) du premier ministre Alexander Stubb a même fait de la question de l’adhésion son cheval de bataille dans le cadre des élections de dimanche. Il a le soutien actif de l’ancien président Martti Ahtisaari qui s’est pourtant distingué, dans les années 1990, dans des missions de paix à travers le monde.

Moscou a fait savoir qu’une adhésion constituerait une menace directe à la Russie. Alors que le Parti du centre et le Parti finlandais se gardent de prendre position ouvertement, les sociaux-démocrates y sont opposés. Selon le président du parlement sortant, Eero Heinaluoma, la sécurité du pays doit être assurée par une politique étrangère pacifiste. «Nous ne voulons pas être en première ligne en cas de conflit ouvert avec la Russie, avec qui nous avons 1300 postes-frontières communs», déclare-t-il.

Pour sa part, le président finlandais Sauli Niinisto estime qu’une adhésion à l’OTAN est une option, mais insiste que toute décision doit être prise par référendum.