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Mur d'affiches dans le nord de la France.
© PHILIPPE HUGUEN, AFP

France

Radio Londres annoncera-t-elle les résultats en avance (et 6 autres choses importantes à savoir)

Derniers sondages, réseaux sociaux et changement d'horaires: ce qu'il faut savoir avant l'élection présidentielle française ce dimanche

1. Le saviez-vous? L'élection a déjà commencé

Eh oui, le coup d’envoi du premier tour de la présidentielle a été donné samedi à midi par certains électeurs d'outre-mer. Le scrutin est ouvert depuis 12h00 (08h00 locales) à Saint-Pierre-et-Miquelon. Suivront ensuite, à 13h00, la Guyane puis les Antilles. La Polynésie française commencera à voter à 20h00 (heure suisse), avant Wallis-et-Futuna et la Nouvelle Calédonie. A La Réunion et Mayotte, les bureaux de vote ouvriront dimanche (respectivement 06h00 et 07h00).

Notre dossier: La France en campagne

2. Une heure de plus pour voter plus

En France métropolitaine, les 66.546 bureaux de vote ouvriront à 08h00 et fermeront à 19h00, une heure plus tard que lors des présidentielles précédentes, quand les horaires variaient entre 18h00 et 20h00 selon la taille des communes. Les bureaux resteront ouverts jusqu'à 20h00 dans certaines grandes villes pour ce scrutin placé sous haute sécurité, encore renforcée après l'attentat qui a coûté la vie à un policier jeudi soir sur les Champs-Elysées.

Relire: L’attentat des Champs-Elysées peut faire basculer l’élection

3. Radio Londres

La publication et la diffusion de sondages consacrés à l’élection sont strictement interdites en France la veille et le jour du vote, au risque d'encourir une amende de 75 000 euros. Il est donc interdit  de divulguer estimations ou résultats provisoires avant 20h00, heure de fermeture des bureaux les plus tardifs, pour ne pas influencer le vote. Mais c'est une tradition déjà ancienne sur les réseaux sociaux, certains internautes qui ont accès à ces estimations sorties des urnes ou à des sondages tardifs via les états-majors de certains candidats, ou via les instituts des sondage eux-mêmes, en font profiter la communauté en recourant à des allusions plus ou moins drôles et transparentes. Lors de la dernière présidentielle on avait ainsi pu lire sur Twitter via le hashtag #radiolondres qu'il faisait 27° en Hollande mais 25 en Hongrie, ce qui correspondait à une estimation de 27% pour François Hollande et de 25% pour Nicolas Sarkozy. Nul doute que les costumes de François Fillon ou les hologrammes de Jean-Luc Mélenchon seront à l'occasion joyeusement détournés. Mais... La majorité des bureaux fermant une heure plus tard qu'à l'habitude, il se pourrait que les estimations soient retardées, d'autant plus si les scores sont serrés. Les instituts qui procèdent à partir de dépouillements partiels voudront disposer de marges de sécurité avant de rendre leurs projections. Enfin: méfiance, méfiance. Il est à craindre que les réseaux sociaux vont être la proie de nombreuses tentatives de détournement ou d'instrumentalisation. Attention aux «fake news».

4. Les médias étrangers

La loi française ne s'applique pas aux médias étrangers. En 2012, les autorités françaises avaient promis de poursuivre en justice les médias suisses et belges notamment qui ne respecteraient pas la règle française. Mais ces menaces n'ont pas été mises à exécution. Les sources de ces médias sont les états-majors des partis politiques qui ont pu commander d'ultimes sondages, ou les instituts eux-mêmes qui font les projections pour les chaînes de télévision. Le Temps comme à l'accoutumée donnera des résultats dès qu'il aura pu les recouper, les corroborer.

5. Un dernier sondage pour la route: vers un duel Le Pen/Macron?

Ce samedi, la Tribune de Genève diffuse des chiffres provenant de «sondeurs», jamais nommés, des chiffres résultant d'une enquête qui aurait pour partie été menée après l'attentat sur les Champs-Elysées de jeudi soir. Selon notre confrère, ces chiffres ne montrent pas de bouleversement dans la hiérarchie telle que prédite ces derniers jours. Emmanuel Macron reste en tête avec 24% des voix, Marine Le Pen serait au-dessus de 23%, François Fillon  serait crédité de 20,5% des voix et Jean-Luc Mélenchon de 18,5%. Il s'agirait d'un séisme, aucun des grands partis qui ont gouverné la France depuis 40 ans ne se retrouvant alors au 2e tour. A noter: «Le retard du troisième, François Fillon, est au-dessus de la marge d’erreur des enquêtes d’opinion» explique la Tribune...

Lire:

6. Un scrutin sous haute protection

Plus de 50.000 policiers et gendarmes, appuyés par 7.000 militaires de l'opération Sentinelle sont mobilisés. C'est la première fois qu'une présidentielle se déroule sous le régime de l'état d'urgence, instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015.

7. Onze sur la ligne de départ

C'est la 10e élection présidentielle au suffrage universel de la Ve République, qui va voir s'affronter 11 candidats. Outre le quatuor de tête le candidat Les Républicains François Fillon, la cheffe du Front national Marine Le Pen, le centriste Emmanuel Macron et le leader de la France indocile Jean-Luc Mélenchon, seront aussi sur la ligne de départ le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, les trotskistes Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, le député béarnais Jean Lassalle, le vétéran Jacques Cheminade et le candidat du «Frexit» François Asselineau.

Le second tour aura lieu le 7 mai, opposant les deux candidats arrivés en tête dimanche. Aucun candidat n'a été élu au premier tour depuis l'instauration, en 1962, du suffrage universel direct.

Dossier
La France en campagne

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