Chargé de l’enquête technique sur cet accident, cet organisme officiel français émet 41 recommandations de sécurité et pointe du doigt à la fois des défaillances résultant de l’ergonomie de l’avion (un Airbus A330) et des actions inappropriées des pilotes aux commandes, soumis à un fort stress.

S’agissant du point de départ de la catastrophe, le BEA retient définitivement le givrage des sondes de vitesse Pitot (fabriquées par Thales) qui a conduit à une incohérence temporaire entre les vitesses mesurées.

«L’équipage était dans un état de perte quasi totale de la situation», a déclaré Alain Bouillard, directeur de l’enquête lors d’une conférence de presse.

Si les enquêteurs soulignent la mauvaise réaction de l’équipage face à une situation inhabituelle et une incompréhension totale de la situation, ils notent aussi un défaut de leur formation.

Les recommandations de sécurité visent à la fois la compagnie et le constructeur.

Le BEA insiste notamment sur l’importance de «la formation et l’entraînement des pilotes pour qu’ils aient une meilleure connaissance des systèmes d’avion en cas de situation inhabituelle».

«Huit recommandations concernent la formation des pilotes et cinq la certification des avions», a précisé le directeur du BEA, Jean-Paul Troadec.