La Chine doit «pleinement» mettre en oeuvre les recommandations sur la situation dans le Xinjiang, a indiqué jeudi le Département fédéral des affaires étrangères. Toutes les personnes détenues arbitrairement doivent être libérées, et la Suisse demande la fin de toutes les mesures coercitives et discriminatoires à l'encontre des minorités du Xinjiang. (ATS)

Long de 48 pages, le document finalement publié mercredi soir par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, à quelques minutes de la fin du mandat de Michelle Bachelet, n’a peut-être pas le caractère véhément que prennent les enquêtes d’ONG sur la situation des Ouïgours et des autres minorités musulmanes. Mais il est de nature à faire l’effet d’une bombe dans le cadre onusien. Car il met en lumière nombre de graves violations des droits fondamentaux commis par l’une des plus grandes puissances mondiales. Le Temps a plongé dans le texte. Voici ce qu’en disent les ONG et comment la Chine, accusée de possibles crimes contre l’humanité, se défend.