Et maintenant, que va faire le Conseil des droits de l’homme (CDH), qui ouvre sa 51e session ce lundi? La publication, le 31 août, du rapport sur la situation des Ouïgours dans le Xinjiang par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (OHCHR) a tardé. Mais elle a produit l’effet d’une petite bombe. Le document de 48 pages est solide et équilibré même s’il laisse entendre que la Chine pourrait avoir commis des crimes contre l’humanité dans cette province du nord-ouest où des centaines de milliers d’Ouïgours et autres minorités musulmanes ont été détenus dans des «centres de formation professionnelle», selon la terminologie de Pékin, des camps d’internement selon les ONG. C’est surtout le premier rapport portant le sceau d’une agence onusienne jamais publié sur le Xinjiang et les Ouïgours.