L’essentiel

Le pays comptabilise 2519 cas supplémentaires en 24 heures, 134 hospitalisations et 12 décès.

Jeudi, l’Allemagne a annoncé qu’elle allait engager des discussions avec la Russie en vue d’un achat éventuel du vaccin Spoutnik V.

Retrouvez notre suivi de la journée de jeudi.


■ 1/4 contre 1/500: l’OMS s’insurge contre l’inégalité vaccinale

Le chef de l’OMS s’est insurgé vendredi contre le «fossé» choquant qui se creuse dans l’accès aux vaccins anti-Covid, révélant que 14 territoires sont toujours privés de campagne d’immunisation.

Au début de l’année, Tedros Adhanom Ghebreyesus avait lancé un défi: débuter les campagnes de vaccination dans tous les pays et territoires du monde d’ici au 100ème jour de l’année. Mais ce samedi 10 avril l’objectif sera manqué.

«Il reste un déséquilibre choquant dans la distribution mondiale des vaccins», a-t-il dénoncé au cours d’un point de presse. Le directeur général a comparé certains pays riches où un quart de la population est vacciné à des pays pauvres où seulement une personne sur 500 a été immunisée contre le Covid-19.

«Nous sommes encouragés par le fait que pratiquement tous les pays qui veulent démarrer ont pu le faire», s’est-il réjoui, en ajoutant un bémol: «toutefois je souligne le mot démarrer. La plupart des pays n’ont pas assez de doses de vaccin pour protéger leurs personnels de santé, ou tous les groupes à risque et encore moins le reste de la population».

Selon le décompte de l’AFP plus de 733 millions de doses de vaccins contre le Covid-19 ont été injectées dans au moins 196 pays et territoires. Quelque 49% l’ont été dans des pays à haut revenu qui comptent pour 16% de la populaion mondiale. Seulement 0,1% ont été injectées dans les 29 pays les plus pauvres qui comptent 9% de la population mondiale.


■ L’UE va commander 1,8 milliard de doses de vaccins de 2e génération

L’UE va lancer une négociation pour commander 1,8 milliard de doses supplémentaires de vaccins dits de «2e génération» contre le Covid-19, pour livraison à partir de cette année, a indiqué vendredi à l’AFP une source à la Commission européenne. Ces vaccins seraient efficaces contre les futurs variants du coronavirus.

Alors que les Européens ont fait face à d’importants retards de livraison des laboratoires, ce nouveau contrat – signé avec un fabricant unique – prévoira une «obligation de livraison» avec un calendrier mensuel (et non plus trimestriel) pour les acheminements.

L’exécutif européen, qui négocie au nom des Vingt-Sept, veut conclure un contrat pour l’achat ferme de 900 millions de doses, assorti d’une option pour 900 millions supplémentaires, précise cette source, confirmant des informations du journal Die Welt.

Ces vaccins, dont les livraisons débuteraient dès cette année et se poursuivraient en 2022 et 2023, s’ajouteraient aux 2,6 milliards de doses déjà commandées par l’UE et qui doivent être livrées aux Vingt-Sept cette année et l’an prochain.

Anticiper les nouveaux variants

L’objectif est d’anticiper l’émergence de variants du nouveau coronavirus, contre lesquels les vaccins actuellement administrés pourraient s’avérer impuissants – ce qui nécessiterait de déployer des vaccins de nouvelle génération modifiés en conséquence.


■ Situation jugée préoccupante dans le canton d’Uri

Le canton d’Uri pourrait prendre des mesures plus strictes contre le coronavirus au cours des prochains jours. Le gouvernement juge la situation épidémiologique préoccupante.

Le nombre de cas et l’occupation de l’unité des soins intensifs de l’hôpital cantonal sont à la hausse, a indiqué vendredi le gouvernement uranais. Des patients devront être transférés dans des hôpitaux d’autres cantons si la tendance se confirme.

En cas d’engorgement des capacités hospitalières, le gouvernement prévoit des mesures plus strictes contre le coronavirus. Elles ont été discutées vendredi. L’exécutif fera part de ses décisions lundi.

L’Office fédéral de la santé a recensé 817 cas pour 100 000 habitants au cours des deux dernières semaines dans le canton d’Uri. C’est le taux le plus élevé de Suisse. A Schwyz, canton voisin, le taux est de 200 cas pour 100 000 habitants.

Le canton d’Uri dispose au maximum de six places de ventilation dans l’unité des soins intensifs de l’hôpital cantonal, a précisé la chancellerie cantonale à l’agence Keystone-ATS. Ce n’est pas le nombre de places qui est le facteur déterminant, mais le personnel qualifié disponible. Le nombre de patients qui doivent être transférés dans l’unité de soins intensifs peut augmenter rapidement.


■ Contre le Covid, Merkel reprend la main face aux régions

Le gouvernement d’Angela Merkel va durcir la législation sanitaire de lutte contre le Covid-19 afin de pouvoir imposer des restrictions à l’ensemble de l’Allemagne. Une arme radicale rendue nécessaire par les tensions récurrentes avec les régions.

Cette réforme permettra de passer outre, si nécessaire, les résistances régionales ou locales alors que le système fédéral donne d’importantes prérogatives en matière sanitaire aux Länder.

Loué comme la clé du succès allemand au début de la pandémie, le fédéralisme est maintenant accusé par sa lenteur de complexifier la prise de décision alors que la situation sanitaire est jugée «alarmante» face la troisième vague qui touche le pays.

Les cas augmentent

«L’Allemagne continue à être sous l’emprise de la pandémie, le nombre d’infections continue de grimper, tout comme celui des patients en soins intensifs […]», a expliqué vendredi à la presse l’une des porte-parole de la chancellerie Ulrike Demmer, pour justifier la démarche.

De ce fait, il a été «convenu de modifier la loi sur la protection contre les infections et de réglementer sur une base fédérale uniforme les restrictions à prendre», a-t-elle expliqué. L’amendement sera présenté mardi en conseil des ministres.


■ Vaccin Johnson & Johnson: l’EMA examine des cas de caillots

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué vendredi avoir lancé une étude sur des liens possibles entre le vaccin anti-Covid de Johnson&Johnson et des caillots sanguins. Cela après que quatre cas ont été rapportés, dont un mortel.

L’EMA a indiqué que sa commission pour la sûreté avait «lancé une étude» destinée «à évaluer des informations sur des incidents thrombo-emboliques» concernant des personnes ayant reçu le vaccin.

Trois de ces cas ont été signalés aux Etats-Unis après autorisation du vaccin, et un l’avait été dans un pays non précisé lors d’une phase de tests, selon la même source. L’Union européenne a autorisé ce vaccin, mais n’a pas commencé à l’utiliser.


■ 155 053 nouvelles vaccinations en 7 jours

Du 1er avril au 7 avril, 155 053 doses de vaccin contre la Covid-19 ont été administrées en Suisse, selon les données publiées vendredi sur le site de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Comparé à la semaine précédente, le rythme des injections a ralenti de 20%.

En moyenne, 22 150 vaccinations ont été effectuées par jour. Au total, 1 697 339 vaccinations ont été réalisées jusqu’à mercredi. Jusqu’ici, 645’055 personnes ont été vaccinées complètement.

Cela signifie que 7,4% de la population a déjà obtenu deux doses de vaccin. 407 229 personnes n’ont reçu que la première piqûre. Quelque 510 486 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, mais n’ont pas encore été employées. Par ailleurs, 182 500 doses sont stockées par la Confédération.


■ Infections malgré les vaccinations dans un home dans les Grisons

Quatre personnes âgées qui ont été vaccinées contre le Covid-19 ont à nouveau été infectées par le coronavirus dans un home près de Coire. Elles ont été placées en isolement. Elles ne présentent que des symptômes légers de la maladie.

Le département de la santé du canton des Grisons analyse la situation des quatre personnes qui ont reçu le vaccin à ARN de Pfizer/Biontech en janvier et février, a indiqué vendredi la chancellerie cantonale. Ce vaccin réduit de 95% le risque de contracter le Covid-19, selon les études. Les résidents du home déjà vaccinés doivent désormais à nouveau porter un masque.

Dans le canton des Grisons, 80% des résidents des maisons de retraite ont été vaccinés deux fois. La vaccination n’est pas obligatoire, même pour les personnes vulnérables dans les homes. Des infections isolées ont été constatées, car tous les résidents ne se sont pas fait vacciner.


■ Touristes vaccinés en Suisse: Contrôles renforcés dans deux cantons

Des étrangers non domiciliés en Suisse ont pu se faire vacciner contre le Covid-19 en Valais et dans les Grisons. Les deux cantons ont renforcé leurs contrôles.

«Moins de dix ressortissants étrangers ont pu se faire vacciner en Valais avant que des contrôles systématiques ne soient effectués», a confirmé vendredi à Keystone-ATS le département valaisan de la santé, revenant sur une information du portail en ligne nau.ch. Il s’agissait de touristes en vacances dans des stations de ski.

Depuis, le canton a renforcé les contrôles. «Nous écartons de la liste d’attente tous les ressortissants étrangers qui s’inscrivent pour se faire vacciner dans un centre de vaccination valaisan», précise le département.

Le numéro de téléphone mentionné lors de l’inscription est vérifié, mais aussi l’adresse de domicile. «Nous écartons également les personnes résidant hors du canton du Valais. Nous avons environ dix nouvelles inscriptions par jour de personnes résidant hors canton ou hors de la Suisse».

Actuellement en Valais, la vaccination est réservée aux personnes de plus de 75 ans et à celles souffrant d’une maladie chronique impliquant un risque élevé en cas d’infection au Covid-19. Selon les directives de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), seules les personnes résidant en Suisse peuvent se faire vacciner en Suisse.


■ 2519 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse compte vendredi 2519 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 12 décès supplémentaires et 134 malades ont été hospitalisés. Durant les dernières 24 heures, les résultats de 39’031 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 6,45%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 24’596, soit 284,52 nouvelles infections pour 100 000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 0,96. Les patients Covid-19 occupent 21,00% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 70,70%.

Au total 645 055 personnes ont déjà reçu deux doses de vaccins et 1’697’339 une dose. La Suisse a reçu jusqu’à présent 2 390 325 doses de vaccins

Quant aux variants du coronavirus, 41 658 cas ont été détectés en Suisse jusqu’à ce jour, dont 16 394 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 242 au variant sud-africain (B.1.351) et 13 au variant brésilien (P.1). Dans 25 009 cas, une mutation était présente, mais la lignée n’était pas claire.

Depuis le début de la pandémie, 617 543 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 6 339 396 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s’élève à 9804 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 25 857.

Le pays dénombre par ailleurs 12 724 personnes en isolement et 22 705 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 2808 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.


■ Greta Thunberg absente à la COP26 pour dénoncer les accès inégaux aux vaccins

L’icône de la lutte contre le réchauffement Greta Thunberg ne compte pas se rendre à la COP26 de Glasgow en novembre, pour protester contre les inégalités d’accès aux vaccins entre pays riches et pauvres. Cela «si la situation continue comme aujourd’hui».

«Du fait de la distribution extrêmement inéquitable des vaccins, je ne me rendrai pas à la conférence de la COP26 si la situation continue comme aujourd’hui», a dit vendredi la militante suédoise.

La jeune fille, qui a fêté ses 18 ans début janvier, a appelé le gouvernement britannique à repousser de nouveau la COP26, déjà reportée une première fois à cause de la situation sanitaire, si les inégalités vaccinales entre pays ne permettaient pas un accès égal des participants et des militants.


■ Vaud: tests à large échelle dans les entreprises

Le canton de Vaud se tourne vers ses entreprises pour renforcer le dépistage du Covid-19. Dès lundi, les sociétés ayant leur siège social ou une succursale dans le canton peuvent s’inscrire sur une plateforme pour tester régulièrement leurs collaborateurs.

Les employés ne peuvent pas être contraints, mais les entreprises qui participent à l’opération doivent pouvoir tester environ 80% de leurs collaborateurs présents sur site, indique vendredi l’Etat de Vaud dans un communiqué. Les tests doivent par ailleurs être répétés une fois par semaine pendant au moins un mois.

Ce dispositif permet un remboursement des coûts des tests tel que prévu par la Confédération, et pour lequel une autorisation du canton est nécessaire.

Il est prévu d’utiliser des tests rapides. Il sera également possible de faire des tests PCR salivaires ou nasopharyngés, pour autant qu’ils puissent être analysés de manière groupée plutôt qu’individuellement. Dans chaque entreprise, une personne devra être désignée pour assurer l’organisation.

«Les tests répétés sont un instrument efficace s’ils sont effectués sur des groupes de personnes très mobiles, qui ont des contacts nombreux dans la vie professionnelle ou qui sont actives dans des domaines où il est difficile de mettre en place des plans de protection adéquats», relèvent les autorités vaudoises dans leur communiqué.

Ecoles privées seulement

Outre les entreprises, les mêmes dispositions sont proposées à l’ensemble des collaborateurs de clubs sportifs, culturels ou artistiques. Cela ne concerne toutefois pas l’école publique. Pour l’école obligatoire et post-obligatoire, des équipes mobiles de test interviennent, si nécessaire, dès que deux cas ont été identifiés dans une ou plusieurs classes en l’espace de cinq jours consécutifs, rappelle l’Etat de Vaud.


■ A Manille, les hôpitaux vivent «le pire des cauchemars» avec une flambée des cas de Covid

«Le pire des cauchemars». C’est ainsi qu’un responsable des hôpitaux de Manille décrit la situation face à une flambée des cas qui contraint nombre de Philippins à chercher en vain une place pour un proche agonisant.

Des variants plus contagieux du coronavirus sont à l’origine d’une hausse record du nombre de contaminations dans la métropole philippine à nouveau confinée.

Devant les services d’urgence des hôpitaux de la capitale, d’immenses files d’attente se forment, contraignant les familles à faire désespérément le tour des établissements médicaux pour trouver un lit. C’est l’expérience vécue en mars par Angelo Barrera dont le père est mort, cinq heures après avoir été inscrit sur une liste d’attente.

«Ils l’ont conduit dans huit hôpitaux qui étaient tous débordés», raconte M. Barrera, qui s’activait de son côté à téléphoner à une vingtaine de centres médicaux. L’état de santé du pasteur de 61 ans, qui ne souffrait d’aucun facteur de comorbidité, s’est soudainement dégradé.

«Le urgences étaient pleines tout comme leur liste d’attente. Certains hôpitaux nous ont dit qu’une quarantaine de patients attendaient d’y être admis», se souvient Angelo Barrera.

Finalement, vers 4 heures du matin, une grande clinique privée l’a ajouté sur sa liste d’attente aux soins intensifs. Le pasteur était sur un brancard et sous oxygène, à l’extérieur des urgences bondées quand il a rendu son dernier souffle.


■ Vaccins: des risques de poursuites limités pour les laboratoires

Les risques juridiques des laboratoires pharmaceutiques face aux effets néfastes des vaccins anti-Covid, à l’instar des caillots sanguins suspectés d’être liés au sérum d’Astrazeneca, sont limités car nombre d’Etats ont fait le choix d’en assumer le coût financier.

Les laboratoires sont également protégés par les autorisations données par les agences du médicament et par les notices d’utilisations listant les effets secondaires. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont pris à leur compte dans leurs contrats avec les laboratoires pharmaceutiques la responsabilité juridique, afin de privilégier la rapidité de développement de ces sérums, essentiels pour tourner la page de la pandémie.

Un texte de loi américain autorise notamment les autorités sanitaires à «limiter la responsabilité légale pour des dommages liés» à la prise de médicaments ou soins nécessaires pendant «une urgence de santé publique».

Ce texte limite aussi la responsabilité individuelle de dirigeants pharmaceutiques, la seule exception étant «la mort ou des blessures physiques sérieuses» causées par une intention de nuire, un cas difficile à prouver.


■ 11 personnes devant la justice après des rassemblements illégaux à Sion

Plusieurs centaines de jeunes se sont réunies dans les rues de Sion le 1er avril dernier. A l’issue de ces manifestations clandestines, 11 adolescents et jeunes adultes ont été interpellés et seront déférés à la Justice pour émeute, voire pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires ou pour empêchement d’accomplir un acte officiel, ainsi que pour violation de l’ordonnance Covid-19 situation particulière, apprend-on dans un communiqué de la Police valaisanne.

Ils encourent pour ces infractions des peines privatives de liberté de 3 ans au plus ou des peines pécuniaires, voire des prestations personnelles ou des amendes pour les mineurs.


■ AstraZeneca: pour leur 2e dose, les moins de 55 ans en France auront le vaccin Pfizer ou Moderna

Les déboires continuent pour le vaccin d’AstraZeneca. En France, les moins de 55 ans vaccinés une première fois avec lui se verront proposer un vaccin différent pour la 2e dose. Hong Kong a pour sa part suspendu sa commande du produit.

La Haute autorité de santé (HAS) française a officialisé vendredi matin la nouvelle règle, jugée «totalement logique» par le ministre de la Santé Olivier Véran pour les plus de 500’000 personnes concernées, dont il fait lui-même partie.

Concrètement, une personne de moins de 55 ans vaccinée avec l’AstraZeneca aura un rappel avec un vaccin à ARN messager, soit celui de Pfizer/BioNTech, soit celui de Moderna, a indiqué la HAS. Pour les autorités sanitaires, il s’agit de résoudre un nouveau casse-tête provoqué par le vaccin du laboratoire anglo-suédois, dont le parcours chaotique est lié notamment au risque de thromboses (caillots sanguins) atypiques qu’il provoque de manière exceptionnelle.


■ Record de décès au Brésil, Jair Bolsonaro bientôt sous enquête

Un juge de la Cour suprême brésilienne a ordonné jeudi au Sénat brésilien d’installer une commission d’enquête pour évaluer la conduite du gouvernement du président Jair Bolsonaro dans sa gestion controversée de la pandémie. Cette décision fait suite à la demande formulée par 32 des 81 sénateurs du pays.

L’enquête devra porter notamment sur «les actions et omissions du gouvernement fédéral […], en particulier face à l’aggravation de la crise sanitaire dans l’Etat d’Amazonas, après le manque d’oxygène pour les patients hospitalisés», a précisé ce magistrat, Luís Roberto Barroso. En janvier, des dizaines de personnes sont mortes à Manaus, la capitale de l’Etat d’Amazonas, en raison du manque d’oxygène dans les hôpitaux.

Le Brésil a enregistré jeudi 4249 nouveaux décès en 24 heures, pour un total de 345 025 morts, soit le deuxième bilan le plus lourd après les Etats-Unis. C’est le deuxième jour consécutif que ce bilan quotidien dépasse les 4000 morts.


■ Trop-plein de manuscrits chez les éditeurs français

Le contexte est assez défavorable aux nouveaux et nouvelles venues qui se rêvent en stars de l’édition en France. La fermeture des librairies à deux reprises en 2020, a entraîné des reports de parution, provoquant un embouteillage en 2021. Si se faire publier est toujours difficile pour les débutants, c’est devenu encore plus compliqué.

Compte tenu des circonstances exceptionnelles, nous vous demandons de surseoir à l’envoi des manuscrits. Prenez soin de vous toujours et bonnes lectures

Communication de Gallimard

Pas sûr que le conseil de la maison d’édition soit suivi unanimement, mais pour accroître ses chances, mieux vaut s’y plier. Et patienter. Gallimard n’est pourtant pas avare en premiers romans dans sa fameuse Collection blanche: cinq à la rentrée de janvier, deux en mars, deux en avril… Interrogé par l’AFP sur les raisons de ce message, l’éditeur a évoqué l’immensité des volumes envoyés. Les quelque 30 manuscrits par jour ouvré reçus à son siège sont devenus 50 depuis près d’un an.

Entre janvier et mars, 1200 manuscrits sont parvenus chez ce grand éditeur parisien, alors qu’il en reçoit environ 3500 par an, concentrés en début et en fin d’année.


■ Gibraltar, une «oasis» grâce à la vaccination massive

Se saluer sans masque dans la rue ou aller au stade font de nouveau partie du quotidien dans la petite enclave britannique de Gibraltar, l’un des premiers territoires au monde à avoir vacciné la quasi-totalité de sa population contre le coronavirus.

De nombreux travailleurs transfrontaliers dans le petit territoire de près de 34 000 habitants situé à l’extrême sud de l’Espagne, ont aussi pu être vaccinés. «C’est comme une oasis», s’enthousiasme l’un d’eux, pour qui traverser la frontière revient «à passer d’un monde à l’autre». En Espagne, où les restrictions sanitaires sont encore nombreuses, il dit se sentir «comme dans un aquarium avec des mouvements limités».

Grâce à l’avancée de la vaccination, le couvre-feu fixé à minuit a été levé fin mars, relançant l’activité des bars et des restaurants qui n’avaient rouvert leurs portes que le 1er mars après des mois de restrictions. Et jeudi, le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, a même annoncé la levée lundi des règles limitant le nombre de convives pouvant s’asseoir à la même table dans un bar ou un restaurant ainsi que la fin le 16 avril de la limite de 16 personnes pouvant se réunir.