«Il doit y avoir plus de 100 morts, le dernier décompte a été effectué à 14h00 (03h00 mercredi en Suisse), et nous avons dénombré 84 corps», a déclaré à l’AFP un employé de l’hôpital Tupua Tamasese des Samoa. Des dizaines d’autres sont portées disparues. Deux Australiens figurent parmi les victimes, dont une fillette de 6 ans, a annoncé le gouvernement australien.

Aux Samoa américaines, 24 personnes ont péri, selon le gouverneur Togiola Tulafono. Des dizaines sont portées disparues. Par ailleurs, 7 personnes ont trouvé la mort dans l’archipel voisin des Tonga.

Le séisme, d’une magnitude 8 selon l’institut géophysique américain (USGS), a eu lieu à 06h48 mardi (19h48 en Suisse), et son épicentre a été localisé à environ 200 km au sud-ouest d’Apia, selon l’USGS. Il a touché l’achipel des Samoa, composé de l’Etat indépendant des Samoa, regroupant au total 219’000 habitants et des Samoa américaines, administrées par Washington et qui comptent 65’000 habitants.

Le séisme a été suivi d’un tsunami une vingtaine de minutes plus tard.

Le président américain Barack Obama a déclaré l’état de catastrophe aux Samoa américaines. Il a ordonné une aide fédérale pour les efforts de secours.

En déplacement à Hawaï, le gouverneur Tulafono a déclaré que la partie sud de la principale île de l’archipel, Tutuila, était «dévastée». Il a ajouté que le bilan pourrait s’alourdir à mesure que les secours atteindront les zones encore inaccessibles, en particulier dans la partie ouest de l’île.

Aux Samoa, la région la plus touristique été «dévastée», a déclaré le vice-Premier ministre Misa Telefoni, cité par une agence de presse australienne.

Il a indiqué que deux des hôtels les plus fréquentés, le Sinalei Reef Resort et le Coconuts Beach Resort, au large de la côte ouest de la principale île d’Upolu, avaient été sérieusement endommagés.

Selon un journaliste local, Jona Tuiletufuga, «des villages entiers ont été dévastés. Nous avons des informations faisant état de disparus dans les zones les plus touchées, sur la côte sud et sud-est».

Après l’alerte diffusée par les radios locales des Samoa et Samoa américaines, une série de cinq vagues a commencé à s’abattre sur Pago Pago, la capitale des Samoa américaines, et sur les villages et stations balnéaires des côtes sud des deux territoires, ont rapporté des témoins. L’aéroport de la capitale a été fermé temporairement.

«Les recherches continuent pour trouver des corps», a dit un responsable des secours, précisant que l’île d’Upolu était la plus touchée.

Le directeur adjoint du centre de gestion des secours, Ausegalia Mulipola, a lui dit qu’il y aurait «certains corps ensevelis sous le sable. Il nous faut des engins spécialisés». L’UE a proposé son aide pour les victimes du tsunami.

En Nouvelle-Zélande, le gouvernement s’est dit préoccupé par la situation dans l’île voisine de Tonga où une vague de quatre mètres a touché la côte nord.

Le centre d’alerte au tsunami du Pacifique a diffusé une alerte rouge vers 20h00 (heure en Suisse) après le tremblement de terre. L’alerte a été levée près de quatre heures plus tard. En Polynésie française, elle a été maintenue aux Marquises.

A Tahiti, cinq vagues ont été enregistrées, de 11h10 à midi, dont la plus grande a été de 45 centimètres. Aux Marquises, il a été demandé aux habitants de s’éloigner des côtes à une hauteur d’au moins 10 mètres par rapport à la mer.

Au Japon, l’agence météorologique a averti du risque de vagues pouvant atteindre 50 cm sur la côte est de l’archipel. Des vagues de hauteur modérée ont atteint la Nouvelle-Zélande.

Le tsunami du 26 décembre 2004 dans l’océan Indien avait fait 230 000 tués dans onze pays.