Hélicoptères survolant Genève, patrouilles de police un peu partout dans la ville. La venue de Recep Tayyip Erdogan pour participer au premier Forum mondial sur les réfugiés n’est pas passée inaperçue. En retard, le président turc a même débarqué dans la salle des Assemblées du Palais des Nations au milieu du discours du chef de la diplomatie suisse, Ignazio Cassis, qui a brièvement interrompu son discours pour le saluer.

Eradiquer les terroristes

Dans un forum censé mettre en œuvre le Pacte mondial sur les réfugiés adopté à New York voici un an, l’homme fort d’Ankara a souligné les efforts entrepris par la Turquie pour accueillir des réfugiés, notamment dans le cadre de la crise migratoire de 2015 en lien avec le conflit syrien. Il a rappelé que son pays a accueilli près de 3,6 millions de Syriens. «Nous avons mené une politique de la porte ouverte alors que plusieurs pays dans le monde fixaient des quotas pour limiter le nombre de réfugiés sur leur sol.» Pour grossir le trait, le président turc a recouru à l’histoire, évoquant le fait que «l’Empire ottoman a ouvert ses portes aux réfugiés juifs qui fuyaient l’Inquisition». Et d’ajouter, sous une salve d’applaudissements: «Nous sommes le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés dans le monde et qui est le plus généreux en termes d’aide humanitaire par rapport au PIB.»