«Des centaines de policiers sont déployés autour de l’Université de Téhéran et certaines rues y menant sont bloquées. La police a également mis des barrières sur le trottoirs pour contrôler l’accès au campus», a déclaré un témoin.

La journée nationale des étudiants marque l’anniversaire de la mort de trois étudiants, tués par la police du Shah le 7 décembre 1953 lors d’une manifestation anti-américaine.

Les agences de presse sur place n’ont pas pu confirmer ces incidents dans la mesure où la presse étrangère est interdite de couvrir les manifestations de l’opposition. Les cartes de presse des journalistes travaillant pour les médias étrangers ont été déclaré «non valables» par les autorités pendant 48 heures.

L’Iran commémore lundi l’assassinat de trois étudiants tués en 1953 sous le règne de l’ancien shah. L’opposition entend profiter de ces rassemblements officiels pour organiser de nouvelles manifestations à travers le pays et entretenir la contestation née des élections présidentielles controversées du 12 juin. Les autorités iraniennes, qui ont sévèrement réprimé plusieurs manifestations de l’opposition depuis la réélection de M. Ahmadinejad, ont interdit tout rassemblement «illégal» autour des campus.

La police et les Gardiens de la révolution ont prévenu que tous les rassemblements «illégaux» seront sévèrement réprimés.