Pierre-Yves Fonjallaz, 56 ans, consultant pour l’institut Acreo et pour Photonic­Sweden:

«Je me suis installé ici avec l’idée de rester un ou deux ans. C’était il y a dix-huit ans. J’ai gravi divers échelons, j’étais notamment devenu responsable du Kista Photonics Research Center. J’ai ensuite essayé de démarrer une entreprise pour faciliter le travail à distance dans les communes autour de Stockholm. Ces dernières, même séduites, voulaient plutôt me laisser investir seul et je n’ai pas voulu prendre ce risque. En janvier 2011, j’ai aussi lancé l’association PhotonicSweden, qui a pour but de soutenir les PME et de définir une stratégie nationale dans ce secteur. Je suis admiratif de l’organisation urbanistique de la Suède (il vit à Kista même) et de leur esprit plus libre, plus aventurier. Mais je sais aussi que dans quelques années je rentrerai en Suisse, ou en France, d’où vient ma compagne, c’est là que j’ai laissé mes racines.»

Mathias Rickenbacher, 29 ans, consultant en sécurité des réseaux infor-matiques chez Ericsson:

«A 10 ans, je savais déjà que je voulais travailler avec les ordinateurs. Et dans mon esprit, la Suède a toujours été le pays de l’IT, des nouvelles technologies. C’est pourquoi, après Paris, j’ai décidé de poursuivre mes études ici, car l’éducation y est particulièrement spécialisée, par rapport à la Suisse ou à la France. La connaissance de l’allemand [il est Bâlois] m’a aidé pour l’apprentissage de la langue. J’ai fait mon projet d’étude chez Ericsson et ensuite, j’y ai été engagé, tout naturellement. J’ai aujourd’hui ma propre société de consulting, IP Safe, avec un associé suédois, et la qualité de vie est parfaite ici. Les aspects environnementaux – la nature est toujours à portée de main – et familiaux sont particulièrement appréciables. A Kista, ils veulent rester à la pointe de la technologie et cela se ressent dans l’état d’esprit, on essaie de recruter les meilleurs éléments.»