Les arrivées de Jérémie Bréaud à sa mairie sont spectaculaires. Sitôt sa berline noire à l’arrêt, il s’en extrait prestement, serré de près par deux gardes du corps aux aguets. Le jeune maire (40 ans) de Bron, banlieue de l’est lyonnais, est la cible depuis six mois de menaces de mort. En octobre dernier, une semaine après l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty égorgé par un islamiste tchétchène à la sortie de son collège, des tags en ville lui promettaient le même sort. Le 4 janvier, on pouvait lire sur une palissade de chantier: «Bréaud T mort décapitation».


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