Bien qu’aujourd’hui Pékin et Moscou partagent des intérêts communs, la relation entre les deux pays a connu des hauts et des bas. «Les années 1950 furent une importante période de coopération entre le grand frère soviétique et le petit frère chinois, estime Marc Julienne, spécialiste de la Chine à l’IFRI de Paris. Les liens se développent dans le domaine commercial, militaire, nucléaire, balistique.» Barthélémy Courmont, directeur de recherche à l’IRIS à Paris, ajoute: «Il n’y aurait pas eu de révolution communiste en Chine sans l’URSS. Mao devait une fière chandelle à Staline. Mais les deux types de communisme étaient différents. Le communisme à la chinoise était nationaliste dès ses débuts. Celui de l’URSS était internationaliste.»