Le «James Bond» suisse doit répondre de l’accusation d’abus de pouvoir devant les juges du Saint-Père. René Brülhart, un avocat fribourgeois affublé de ce sobriquet pour son élégance, ancien président de l’Autorité d’information financière du Vatican, est l’une des dix personnes impliquées dans le procès historique qui s’était ouvert mardi à Rome. Banquiers, agents secrets, intermédiaires et messeigneurs se croisent dans une vaste escroquerie cachée sous des investissements hasardeux élaborés à Londres avec le Denier de Saint-Pierre. La présence parmi les accusés d’un cardinal, Angelo Becciu, ancien substitut de la Secrétairerie d’Etat, le gouvernement de l’Eglise, témoigne de la volonté du pape François de n’épargner personne.