La formule est de Richard Haass, le président du célèbre think tank américain Council on Foreign Relations, qui dit la tenir de sa mère: un gentleman, lui disait-elle, doit toujours porter sur lui deux mouchoirs. L’un pour l’image, glissé dans la poche du veston, et le second destiné à se moucher. Les missiles envoyés par l’Iran sur les bases irakiennes, c’était le mouchoir pour garder les apparences. Quant au second, l’Iran ne l’a pas encore utilisé. Il sera beaucoup plus sale, et plus discret.

Aucun mort du côté américain, un Donald Trump qui semble prendre acte d’une certaine retenue iranienne et jouer lui-même l’apaisement: la tension peut-elle désormais retomber? «Téhéran va s’employer à rendre plus inconfortable la présence américaine dans la région», note Jubin Goodarzi, professeur associé à la Webster University et spécialiste de l’Iran. «A la vérité, face à la pression américaine, il n’a pas beaucoup d’autres options.»