Gulbahar Haitiwaji s’est réjouie, lundi, en apprenant le prochain départ de la haut-commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet. «Elle s’est faite la complice du gouvernement chinois, il fallait qu’elle s’en aille», explique cette femme de 55 ans qui a passé près de 3 ans en détention en Chine en raison de son origine ouïgoure. Fin mai, l’ancienne présidente chilienne, après des années de négociations, visitait la Chine et la région du Xinjiang pour s’informer sur les accusations de génocide portées contre les autorités chinoises par une partie de la diaspora ouïgoure et de nombreuses ONG occidentales. La visite s’est effectuée sans la présence de journalistes et selon des règles de surveillance très élevées justifiées en partie par la lutte contre le covid.