attentat

Le réseau à l'origine de l'attentat de Manchester «en grande partie» démantelé

La police a procédé à deux nouvelles arrestations ce samedi, portant à 11 le nombre de personnes interrogées. Samedi en fin de journée, le gouvernement a abaissé le niveau d'alerte

La police britannique a annoncé avoir procédé à deux nouvelles arrestations samedi dans le cadre de l'enquête sur l'attentat-suicide qui a fait 22 morts à Manchester en début de semaine. Elle a auparavant procédé à une explosion contrôlée lors d'une perquisition.

Les deux hommes, âgés de 20 et 22 ans et arrêtés lors d'une descente de police dans le nord de Manchester, sont soupçonnés d'appartenir au réseau qui a aidé Salman Abedi, un jeune Britannique d'origine libyenne, à mener son attaque lundi à la sortie d'une salle de concert.

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En tout, onze personnes sont désormais interrogées par les enquêteurs et le patron de l'antiterrorisme britannique s'est dit confiant dans le fait que le réseau avait été «en grande partie» démantelé ces derniers jours.

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23 000 sympathisants djihadistes identifiés

Selon l'édition de samedi du Times, les services de renseignements britanniques ont identifié pas moins de 23 000 sympathisants djihadistes au Royaume-Uni.

De source proche du dossier, on indiquait cette semaine que 500 opérations de surveillance active concernant quelque 3000 personnes susceptibles de représenter une menace étaient en cours.

Le niveau d'alerte abaissé

Le niveau d'alerte terroriste a été abaissé samedi de «critique» à «grave» par la Première ministre Theresa May, après les progrès majeurs réalisés dans l'enquête sur l'attentat de Manchester. Cela signifie qu'un attentat est «très probable», mais non plus «imminent».

Theresa May a indiqué depuis son bureau de Downing Street que les services secrets britanniques ont rabaissé «le niveau de menace de critique à grave». Elle a souligné le «nombre important d'opérations de police» ayant eu lieu depuis la veille et la présence de «11 suspects en garde à vue» pour expliquer cette décision.

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