Cette semaine, Le Temps explore les «réseaux invisibles», oubliés du grand public parce que trop distants ou communs au quotidien et qui, par une crise, sont devenus un enjeu criant.

Les autorités de Ferrare n’excluent toujours pas de condamner de nuit les robinets de leurs habitants. Interdire l’utilisation de l’eau potable après le coucher du soleil permettrait aux réservoirs de la ville, dans l’ouest de l’Emilie-Romagne, de se remplir. La mesure avait été envisagée en juillet, avant que quelques gouttes de pluie ne viennent mouiller un sol asséché depuis le début du printemps et alimenter un peu le courant du Pô, le plus grand fleuve du pays. Ces discrètes précipitations avaient redonné un peu d’espoir aux agriculteurs et aux Ferrarais, habitués à utiliser et boire sans limite l’eau fournie directement par le cours d’eau s’écoulant moins de dix kilomètres plus au nord.