Manifestations féminines contre Silvio Berlusconi en Italie Des milliers de femmes se sont rassemblées dimanche dans plusieurs villes d’Italie, de Palerme à Venise, pour défendre la dignité de la femme et dénoncer l’image «indécente» qu’en donnent selon elles les moeurs du chef du gouvernement Silvio Berlusconi.

«Défendons la valeur de la dignité des femmes», proclamait une pancarte ouvrant le cortège organisé à Palerme par le mouvement «Si ce n’est pas maintenant alors quand ?», qui dénonce «la représentation indécente et répétée de la femme comme objet nu de commerce sexuel dans les journaux, à la télévision et la publicité».

Pour de nombreuses Italiennes, le scandale «Rubygate» a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Dans cette affaire, Silvio Berlusconi est accusé d’avoir eu recours aux services d’une prostituée mineure dans le cadre de fêtes débridées avec de nombreuses jeunes femmes dans sa résidence près de Milan.

Nouveau chef d’état-major en Israël

«Le gouvernement a approuvé à l’unanimité la nomination de Benny Gantz comme 20e chef d’état-major de l’armée israélienne», a précisé le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, dans un communiqué. «Le général Gantz est un excellent officier et un commandant expérimenté. Sa nomination va permettre d’assurer la stabilité au sein de l’armée, qui est toujours très importante mais qui l’est d’autant plus au moment où la région connaît des secousses», a affirmé M. Netanyahu.

Le général Gantz arrive à la tête de la plus puissante armée de la région alors que la donne stratégique est bouleversée à la suite de la chute du président égyptien Hosni Moubarak, chassé vendredi par la rue après trois décennies de règne.

SAMEDI 12 FEVRIER 2011 ■ Elections palestiniennes

L’Autorité palestinienne a annoncé samedi sa décision d’organiser des élections présidentielle et législatives au plus tard en septembre. L’annonce figure dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), sous la présidence de Mahmoud Abbas. Le CEOLP a décidé de lancer les préparatifs en vue d’organiser des élections présidentielle et législatives dans les prochains mois, pour répondre à la volonté du peuple palestinien, au plus tard en septembre», selon ce texte.Mais à Gaza, le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a rejeté l’appel à organiser ces scrutins, compromettant la tenue d’élections sur l’ensemble des territoires palestiniens. «Cette procédure est invalide car le président Abbas n’a aucune légitimité et n’est pas habilité à organiser de telles élections», a déclaré M. Barhoum, dont le mouvement était sorti vainqueur des législatives en janvier 2006, les dernières élections organisées dans les territoires palestiniens. Le mandat de M. Abbas, qui a expiré en janvier 2009, a été prolongé jusqu’à la tenue d’un nouveau scrutin afin d’éviter un vide institutionnel, ce que le Hamas conteste.

■ Incidents et arrestations à Alger, bouclé par les forces de l’ordre

Des échauffourées entre forces de l’ordre et manifestants et des interpellations ont eu lieu samedi Place du 1er Mai à Alger, lieu de rendez-vous d’une marche à l’appel de l’opposition pour un «changement du système» mais interdite, ont rapporté des témoins et un journaliste de l’AFP.A une demi-heure de l’heure prévue du début de la marche organisée par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) qui regroupe des formations politiques, la société civile et des syndicats autonomes, quelque 400 à 500 manifestants étaient présents au rendez-vous, ont constaté un journaliste et un photographe de l’AFP.Tout le secteur est bouclé par des centaines de forces de l’ordre en uniforme et des véhicules blindés, qui barrent la route aux marcheurs.

Lire aussi: Les Algériens tentent aussi de se mobiliser

Manifestations spontanées de jeunes à Sanaa

Des milliers de jeunes Yéménites manifestaient samedi dans le centre de Sanaa, appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh, au lendemain de la démission de son homologue égyptien sous la pression de la rue. «Après Moubarak, c’est le tour d’Ali», scandaient quelque 4.000 protestataires, pour la majorité des étudiants, en réclamant le départ du président yéménite. Aux cris de «Dégage, dégage Ali!» ou «le peuple veut la chute du régime», les manifestants ont défilé de l’université de Sanaa vers le centre de la capitale.La manifestation a été déclenchée par un vif échange entre un groupe d’étudiants et des partisans du parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), qui voulaient empêcher un étudiant d’afficher une pancarte à l’entrée de l’université, selon des témoins.Les protestataires se trouvaient en milieu de journée sur l’avenue Jamal Abdel Nasser, au centre de Sanaa, à quelque 500 mètres de la place Tahrir, occupée par des partisans du parti présidentiel.Plusieurs milliers de manifestants, dont des députés de l’opposition et des militants des droits de l’Homme, avaient déjà manifesté vendredi soir dans le centre de Sanaa pour célébrer le départ du président égyptien Hosni Moubarak et réclamer la chute du régime du président yéménite Ali Abdallah Saleh. Mais quelques milliers de manifestants du Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir) étaient intervenus par la suite et les avaient délogés sans violence de la place, selon un journaliste de l’AFP.Samedi matin, le CPG a dressé des tentes pour une exposition artisanale sur la place, afin d’empêcher l’opposition d’y manifester.Des dizaines de milliers de partisans de l’opposition avaient manifesté le 3 février contre Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, mais les manifestations s’étaient interrompues par la suite et l’opposition parlementaire avait demandé au chef de l’Etat de traduire en actes ses promesses de réformes.