Après neuf mois où ils avaient été fortement réduits, les passages à destination de Kaesong ont repris à raison de 12 convois quotidiens vers le nord et 11 vers le sud, contre trois dans chaque sesns précédemment, a indiqué le ministère sud-coréen de l’Unification. En décembre dernier, pour protester contre l’intransigeance de Séoul, Pyongyang avait fortement limité les passages vers Kaesong et expulsé des centaines de Sud-Coréens qui y travaillaient.

Ce complexe financé par Séoul emploie plus de 39’000 Nord-Coréens travaillant pour le compte de 98 sociétés du Sud. Le complexe génère plusieurs dizaines de millions de dollars chaque année en biens manufacturés (habits, chaussures, sacs, ustensiles de cuisine etc.). La zone est généralement un bon baromètre des relations entre les deux pays.

Détente

Les relations entre les Corées, toujours officiellement en état de guerre depuis le sanglant conflit de 1950-53, aucun traité de paix n’ayant été signé, se sont récemment détendues.

Vendredi, les deux Corées ont décidé d’autoriser à nouveau des familles séparées à se rendre visite et samedi, Pyongyang a libéré quatre pêcheurs sud-coréens dont le bateau avait été arraisonné fin juillet pour avoir pénétré «illégalement» dans ses eaux territoriales.

Le week-end dernier, des émissaires nord-coréens avaient remis un message oral de leur leader Kim Jong-il au président sud-coréen Lee Myung-bak, à l’occasion d’une rencontre exceptionnelle à Séoul.

La Corée du Nord tente également d’apaiser les relations avec les Etats-Unis et plaide en faveur de discussions bilatérales avec Washington après des mois de tension, au cours desquels elle a procédé à un essai nucléaire et des tirs de missiles et claqué la porte des négociations.

Les deux pays devraient discuter ce jour sur des cas de 200 personnes cherchant à retrouver des membres de leur famille de l’autre côté de la frontière.