C’était une décision particulièrement attendue. Au terme de plus de deux ans de procédure, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France pour son refus de rapatrier deux femmes et leurs trois enfants du camp où ils sont détenus, dans le nord-est de la Syrie. La France est l’un des seuls pays européens – avec la Suisse – à appliquer une politique dite «du cas par cas», pour décider de rapatrier ou non ses ressortissants soupçonnés d’avoir entretenu des liens avec l’Etat islamique (Daech). Une politique qui, disent en substance les juges de Strasbourg, n’offre pas suffisamment de garanties pour écarter le risque de décisions arbitraires.