Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant que l’administration de Joe Biden ne change radicalement de cap. Auditionnée mercredi par la Commission des relations extérieures du Sénat, Linda Thomas-Greenfield, candidate nommée par le président américain au poste d’ambassadrice auprès de l’ONU à New York, a levé tout doute: les Etats-Unis veulent réintégrer le Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU. Elle l’a déclaré devant les sénateurs: le succès de la Chine «dépend de nos retraits répétés» des agences multilatérales onusiennes. Elle va plus loin: «Nous savons que la Chine œuvre à travers tout le système des Nations unies pour imposer un agenda autoritaire qui contredit les valeurs fondatrices de l’institution, des valeurs américaines.»