C’est la fin d’un très long calvaire. Deux mineures, âgées de 9 et 15 ans, ont passé plus de cinq ans en Syrie, d’abord sous le joug des islamistes de l’organisation de l’Etat islamique (EI) puis dans les camps tenus par les forces kurdes dans le nord-est syrien. Les voilà de retour en Suisse. Leur mère, en revanche, une Suissesse originaire du canton de Vaud qui a grandi à Genève et qui était partie avec ses filles rejoindre l’EI, continue d’être détenue dans le camp de Roj, désormais privée de sa nationalité suisse.