Au moins 28 Irakiens, en majorité des policiers et des recrues, ont été tués et 58 blessés dimanche dans un attentat suicide contre une académie de police à Bagdad. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière en Irak depuis près d’un mois.

«Un kamikaze sur un vélo a actionné sa ceinture d’explosifs au milieu d’une foule devant l’académie de police, rue de Palestine à Bagdad», a indiqué une source policière.

D’après des sources au sein des ministères de la Défense et de l’Intérieur, les victimes faisaient la queue devant l’école pour leur formation.

Un double attentat avait déjà coûté la vie à 15 personnes et fait 45 blessés le 1er décembre dernier devant cette même école. Les forces irakiennes de sécurité, police et armée, sont la cible privilégiée des insurgés et d’Al-Qaïda. Plusieurs attentats suicide ont été perpétrés devant des académies de police.

La rue de Palestine -théâtre de violences extrêmes en 2006 et 2007 - avait été fermée aux véhicules pour raisons de sécurité, avant d’être rouverte il y a près de six mois.

L’entrée à l’académie ne peut se faire qu’à pied. Avant d’être autorisée à entrer dans l’enceinte du centre de recrutement, toute personne doit se découvrir pour prouver qu’elle ne porte pas de charge explosive.

La situation en Irak est en voie de stabilisation mais les violences, essentiellement par le biais d’attentats et d’exécutions, restent quasi quotidiennes.

Retrait accéléré

Par ailleurs, l’armée américaine va retirer 12 000 de ses soldats dans les six prochains mois, accélérant un retrait américain qui sera total fin 2011, a annoncé dimanche à Bagdad le porte-parole du gouvernement irakien Ali Al-Dabbagh.

«Nous nous sommes mis d’accord sur un retrait de 12.000 soldats américains d’ici fin septembre», a déclaréAli Al- Dabbagh lors d’une conférence de presse à Bagdad avec le porte-parole de l’armée américaine en Irak, le général David Perkins.

Quelque «4.000 soldats britanniques auront quitté l’Irak en juillet 2009 conformément à l’accord de sécurité (signé, ndlr) entre la Grande Bretagne et l’Irak», a par ailleurs rappelé Ali Al-Dabbagh.