La révision à la hausse du déficit grec par l’Office européen des statistiques, à 13,6% du PIB, «ne change pas l’objectif pour la réduction du déficit en 2010 d’au moins 4 points de pourcentage du PIB», a indiqué jeudi le ministère grec des Finances.

Le gouvernement «a déjà adopté toutes les mesures nécessaires, qui dépassent au total 6% du PIB, pour garantir que cet objectif soit atteint», a ajouté le ministère dans un communiqué. Les nouvelles données «attestent de l’effort d’amélioration de la qualité des statistiques budgétaires du pays […] dans une totale indépendance et en coopération étroite […] avec Eurostat», a ajouté le ministère.

Selon le communiqué du ministère, les nouvelles données «prouvent l’ampleur de l’écroulement financier […] provoqué par le précédent gouvernement» conservateur, auquel a succédé en octobre dernier l’équipe socialiste au pouvoir à Athènes.

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a par ailleurs «catégoriquement» exclu que le pays se déclare en défaut de paiement, au cours d’un entretien mercredi soir sur la chaîne de télévision grecque Alter. Interrogé sur une éventuelle renégociation de la dette, qui équivaudrait à un défaut, il a opposé un «non catégorique».

«C’est un concept dont non seulement nous n’usons pas, mais qui n’a pas été discuté, ni par la Commission européenne ni par le FMI, et qui n’est pas dans nos intentions», a-t-il ajouté. Il a aussi réaffirmé que son pays n’envisageait en aucun cas de sortir de l’eurozone.

Eurostat a revu en hausse jeudi le déficit public de la Grèce pour 2009, à 13,6% du PIB contre 12,9% annoncé jusqu’ici par Athènes, et prévenu que le chiffre pourrait encore être modifié. Il s’agit déjà de la troisième révision du chiffre du déficit grec depuis l’an dernier.

Le gouvernement socialiste avait doublé après son arrivée au pouvoir sa prévision nationale de déficit public, à 12,7%, ce qui avait déclenché la crise de défiance dont le pays est depuis victime sur les marchés financiers, avec une envolée des taux d’emprunt grecs.