Le parallèle est trop facile: séducteur impénitent, collectionneur d’art et capable de traverser les siècles d’une Schéhérazade à l’autre, Adrian van Gott est un héros de roman dans lequel beaucoup aimeraient voir les fantasmes de son auteur, l’avocat Richard Malka. Sauf que le propre d’un juriste, aussi dévergondé et amoureux soit-il, est de garder les yeux rivés sur les textes de loi. Avec la certitude qu’au fond, l’homme qui se cache sous la robe noire se retrouvera toujours seul face à celle-ci et son aridité:

«Mon apparence est restée celle d’un jeune homme à la beauté conquérante. Seuls mes yeux trahissaient ma solitude», avoue, à la fin de son épopée, le romantique errant qu’est Adrian van Gott. La vie est ainsi faite: entre l’écume et les épreuves…