«La manifestation était pacifique. Rien ne justifiait un tel déchaînement de violence», se désole Agnès Idjima Lokiam, présidente de l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’homme au Tchad. Invitée par l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), cette activiste était à Genève cette semaine pour donner sa version des faits du 20 octobre. Ce jour-là, selon elle, l’armée a tiré sur les manifestants tchadiens qui protestaient contre la prolongation de la période de transition au terme de laquelle les militaires auraient dû rendre le pouvoir aux civils. Le 21 avril 2021, Mahamat Idriss Déby avait succédé à son père, tué par des rebelles tchadiens. Mais la période de transition de dix-huit mois a été prolongée et le fils Déby conserve le droit de se présenter aux prochaines élections.