Moyen-Orient

Riyad affiche ses faiblesses

Les attaques de samedi fragilisent le pouvoir en Arabie saoudite en même temps qu’elles font grimper le prix de l’or noir

Donald Trump a déclaré lundi que l'Iran semblait bien être derrière l'attaque contre l'Arabie saoudite, mais qu'il souhaitait «éviter» un conflit et attendait d'en connaître l'auteur «avec certitude».

Les armes utilisées dans l'attaque en Arabie saoudite ont été fabriquées en Iran, a pour sa part affirmé lundi la coalition arabe au Yémen.

De Moscou à Washington, les autorités ont tenté de rassurer les marchés lundi en affirmant que les attaques n'allaient pas conduire à une pénurie d'or noir dans le monde, mais elles n'ont pu empêcher une flambée des cours. Le baril de référence sur le marché mondial, le Brent de la mer du Nord coté à Londres, a bondi de 14,6% pour finir à 69,02 dollars. Il s'agit de sa plus forte progression depuis que ce contrat a été formalisé en 1988.

Les Houthis yéménites, comme ils le proclament eux-mêmes? Téhéran, comme le disent les Américains? Ou alors une milice chiite irakienne liée à l’aile dure du pouvoir iranien? Lundi, le mystère continuait d’envelopper l’attaque qui, deux jours plus tôt, a frappé deux des principaux sites pétroliers d’Arabie saoudite.

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