Il est intervenu cette semaine devant le Conseil des droits de l’homme à Genève par visioconférence. Ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki a dénoncé mardi dernier l’impunité dont bénéficierait Israël au vu des violations que l’Etat hébreu a selon lui commises notamment en lien avec les «colonies illégales de peuplement». Il s’est aussi prononcé de manière véhémente contre la suppression du point 7 de l’ordre du jour du CDH, seul point consacré à un pays en particulier, en l’occurrence à Israël et aux territoires palestiniens occupés.

Riyad al-Maliki est venu parler devant l’Acanu, l’Association des correspondants du Palais des Nations à Genève. Le chef de la diplomatie palestinienne revient aussi sur une décision majeure de la Cour pénale internationale (CPI) tombée au début de février: les juges de la CPI ont estimé que cette dernière avait une «compétence territoriale» pour mener une enquête sur d’éventuels crimes de guerre commis dans les territoires occupés par Israël, notamment la guerre de cinquante jours de 2014 qui avait fait plus de 2250 morts palestiniens dans la bande de Gaza, surtout des civils et 74 du côté israélien. Nous retranscrivons les questions et réponses entre le ministre et l’Acanu.