Qatar

Riyad se défend de vouloir étouffer économiquement Doha

L'Arabie saoudite soutient qu'il n'existe pas de blocus contre le Qatar, pays mis au ban dans le Golfe pour son soutien au «terrorisme»

L'Arabie saoudite s'est défendue mardi 13 juin de toute volonté d'imposer un blocus au Qatar, mis au ban pour son soutien supposé au «terrorisme». De nombreux pays, dont les Etats-Unis et la Turquie, ont fait part de leurs inquiétudes.

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En rompant le 5 juin avec Doha, Riyad et des pays arabes ont interdit leurs espaces aériens à ce pays et imposé des restrictions au commerce et au déplacement des personnes. L'Arabie saoudite a en outre fermé sa frontière terrestre avec le Qatar.

«Il n'y a pas de blocus contre le Qatar (...) Les ports sont ouverts; les aéroports sont ouverts», a souligné le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir en visite à Washington.
«Nous leur avons interdit notre espace aérien, ce qui est notre droit souverain», a-t-il dit, ajoutant que «les limitations d'utilisation de l'espace aérien saoudien ne concernent que les compagnies qataries et les appareils qui sont la propriété de Qatariotes».

«Ce n'est pas un blocus»

«Techniquement, cela n'est pas un blocus. Le Qatar peut importer et exporter des biens quand il veut. Il ne peut juste pas utiliser nos eaux territoriales», a ajouté Adel al-Jubeir. «Nous sommes prêts à approvisionner (le Qatar) en vivres et en médicaments, si nécessaire», a-t-il poursuivi.

Le ministre saoudien a tenu ses propos après avoir rencontré son homologue américain Rex Tillerson qui avait souhaité «l'allégement» des mesures économiques contre le Qatar. «Je dirais que nous sommes optimistes et que le pire est derrière nous», a déclaré une porte-parole de la diplomatie américaine à l'issue de la réunion.

Ankara a pour sa part annoncé mardi soir que le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, se rendrait mercredi au Qatar pour y rencontrer l'émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani.

La Turquie, qui entretient des rapports privilégiés avec le Qatar, richissime émirat gazier avec lequel elle a des relations commerciales importantes, observe avec préoccupation la crise.

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