Joschka Fischer avait été le premier à prêter serment dans un parlement régional en baskets blanches. Robert Habeck a introduit les expressions «énorme», «d’enfer» et «cool» dans le débat politique… Une bonne génération sépare les deux hommes. Et Habeck n’aime guère être comparé au plus célèbre des Grünen. Pourtant, comme Fischer naguère, Habeck incarne l’espoir des Verts allemands de jouer de nouveau – et pour la première fois depuis l’arrivée d’Angela Merkel au pouvoir en 2005 – dans la cour des grands.

Le nouveau chef du parti Vert, 50 ans en septembre prochain, est devenu l’homme politique le plus populaire d’Allemagne, raflant fin mars ce poste envié à la toujours très populaire chancelière. Crédités de 16 à 20% d’intentions de vote dans les sondages, les Verts pourraient dépasser les sociaux-démocrates aux élections européennes.