Les ambulanciers sont moroses, un membre de leur équipe n’est pas revenu. Dans la confusion des tirs et des déflagrations, le repli s’est imposé, mais l’un des deux médecins militaires est parti dans la mauvaise direction. L’ambulance aussi est restée sur le lieu de l’assaut. Alors, devant l’hôpital de Bakhmout et sans nouvelles de leur collègue qui manque à l’appel, le reste de l’équipe se perd en tragiques conjectures; a-t-il décidé de rester sur place par sens du devoir ou parce que son véhicule était endommagé? A-t-il été blessé, tué ou capturé? Leur hiérarchie ne sait pas, la réception de l’hôpital non plus. Et là où leur infortune les a éparpillés, il n’y a pas de réseau.