Europe

Au Royaume-Uni, quatre ministres opposés à l'accord sur le Brexit démissionnent 

Les démissionnaires parmi lesquels le ministre chargé du Brexit, Dominic Raab, n'acceptent pas le projet d'accord sur le Brexit conclu mercredi par le Première ministre Theresa May

La Première ministre Theresa May joue désormais sa survie après la démission jeudi de quatre de ses ministres dont celui chargé du Brexit, Dominic Raab, qui s'est dit dans l'incapacité de défendre l'accord de divorce obtenu avec Bruxelles.

«Je ne peux soutenir l'accord proposé pour deux raisons», liées notamment au futur statut de l'Irlande du Nord après le Brexit, a expliqué Dominic Raab dans sa lettre de démission publiée sur son compte Twitter.

Moins de 24 heures après avoir annoncé avoir obtenu le soutien de ses ministres, Mme May perd ainsi un poids lourd de son gouvernement. Il a été rejoint par la secrétaire d'Etat du Brexit Suella Braverman.

Un peu plus tôt le secrétaire d'Etat pour l'Irlande du Nord, le conservateur Shailesh Vara, avait lui aussi annoncé avoir démissionné, ainsi que la ministre du Travail Esther McVey. «Je ne peux pas soutenir l'accord de retrait conclu avec l'Union européenne», a expliqué Shailesh Vara dans sa lettre de démission publiée sur son compte Twitter.

La Première ministre britannique, Theresa May, a réagi jeudi en affirmant que les députés avaient le choix entre le projet d'accord de divorce conclu avec l'Union européenne, pas d'accord ou «pas de Brexit du tout».

L'UE et le Royaume-Uni se sont entendus mercredi soir sur un projet d'accord de retrait de près de 600 pages, qui doit répondre aux interrogations sur le départ du Royaume-Uni, en particulier sur le dernier point d'achoppement des discussions: la question de la frontière irlandaise.

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Sommet européen le 25 novembre

«Si tout se passe bien, il y aura un sommet extraordinaire pour finaliser et formaliser l'accord du Brexit», a affirmé le président polonais du Conseil européen Donald Tusk lors d'une déclaration à Bruxelles.

«L'accord est actuellement analysé par tous les Etats membres», dont les ambassadeurs auprès de l'UE se réuniront «cette semaine pour partager leur appréciation», a expliqué Donald Tusk. «J'espère qu'il n'y aura pas trop de commentaire», a-t-il ajouté.

Parallèlement, la Commission doit continuer de discuter avec le Royaume-Uni de la déclaration politique sur la future relation entre Londres et l'UE, qui doit accompagner l'accord de retrait.

Le travail avec Londres pour terminer la déclaration sur la future relation «sera intense», a pour sa part prédit le négociateur en chef de la Commission européenne, le Français Michel Barnier. «Notre but est de finaliser le texte pour qu'il puisse être entériné par le Conseil européen. Nous n'avons pas de temps à perdre», a-t-il souligné.

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