Moyen-Orient

Pour la rue irakienne, «c’est le début de la victoire»

Après la démission dimanche du premier ministre Adel Abdel Mahdi, les partis négocient la formation d’un nouveau gouvernement. Mais les manifestants, dont 420 ont été tués, réclament «la chute du régime»

Des cris de joie se sont élevés de la place Tahrir à Bagdad, en début d’après-midi, vendredi 29 novembre. Au lendemain d’une journée particulièrement meurtrière dans le sud de l’Irak, le premier ministre, Adel Abdel Mahdi, venait d’annoncer qu’il remettrait sa démission au parlement. Alors qu’au moins 420 personnes sont mortes depuis le début de la contestation, le 1er octobre, le sentiment qui domine est celui d’avoir gagné une bataille, mais pas encore la guerre contre le «régime» dont les manifestants réclament la chute.

«C’est le début de la victoire, commente Sara, une militante, mais cela ne répond qu’à une partie de nos souhaits. Nous occuperons les places jusqu’à ce que toutes nos demandes soient entendues et que le sang des martyrs soit honoré.»