Les grands-parents de Milan Haqiqi ont eu une heure pour enterrer son corps. Le jeune homme de 21 ans a été tué le 21 septembre au cours d’une manifestation dans la ville d’Oshnaviyeh, dans le nord-ouest de l’Iran. «La dernière fois que j’ai eu mon fils au téléphone, il a promis de m’envoyer les plus belles photos de la rue. Je n’ai reçu que les images de son cadavre, explique son père, Salim Haqiqi, qui vit en Norvège. Mon fils voulait la liberté et l’égalité. Avec les autres manifestants, il scandait: «Femme, vie, liberté!» Leur contestation était pacifique.»