Interrogé sur les armes de destruction massives en Irak, le secrétaire américain à la Défense a joué sur les mots mercredi. Il a expliqué que les Etats-Unis n'avaient pas lancé l'intervention en Irak du fait de nouvelles preuves de la présence d'armes interdites, mais parce que les preuves existantes prenaient une autre tournure à la lumière des attentats du 11 septembre 2001. «La coalition n'a pas agi en Irak parce que nous avions découvert de nouvelles preuves spectaculaires, a déclaré le chef du Pentagone devant la commission sénatoriale des services armés. Nous avons agi car nous voyions les preuves sous une nouvelle lumière dramatique, à travers notre expérience du 11 septembre.» La Maison-Blanche avait reconnu mardi que les accusations formulées en janvier par George Bush dans son discours sur l'état de l'Union, selon lesquelles l'Irak aurait essayé d'acheter de l'uranium au Niger, étaient fondées sur de faux documents. Pour l'heure, aucun arsenal chimique et biologique, voire nucléaire n'a été découvert en Irak.