Le document a été approuvé par les 137 sénateurs présents à l’unanimité. Ratifié fin décembre par les Etats-Unis, ce traité prévoit que chacun des deux pays peut déployer au maximum 1550 têtes nucléaires, soit une réduction de 30% par rapport à 2002. Il permet la reprise des vérifications mutuelles des arsenaux nucléaires des deux superpuissances, interrompues fin 2009.

La Douma (Chambre basse du parlement) avait ratifié le traité en troisième et dernière lecture mardi. Le Conseil de la Fédération souligne dans le texte que «le respect par la Russie du nouveau traité doit être accompagné par la mise en œuvre de mesures politiques, économiques et militaro-techniques pour assurer la sécurité et l’efficacité du potentiel stratégique de la Russie».

«Nous avons un programme pour les dix ans à venir sur le nombre de missiles qui seront mis en service, mais cela ne violera pas les paramètres fixés dans le traité», a pour sa part assuré le ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov. «Même le potentiel actuel est suffisant pour assurer la sécurité de la Russie», a souligné le ministre.

Les sénateurs russes ont également souligné l’importance du lien «entre les armements offensifs et défensifs stratégiques» reconnu par la Russie et les Etats-Unis.

Le nouveau traité de désarmement nucléaire Start est une pièce maîtresse du «redémarrage» des relations entre Washington et Moscou, après les graves tensions apparues pendant la présidence du prédécesseur de Barack Obama, George W. Bush.